Blog d'un militant Adsav (PPB/SPV)

Adsav le parti du peuple breton (PPB). Adsav est un parti indépendantiste breton.
Adsav, Strollad Pobl Vreizh (SPV). Adsav a zo ur strollad dizalc'hour breizhat.

Militants du PPB/SPV, rendez-vous sur le Forum privé !

adsav | 08 janvier, 2010 13:24

Si vous êtes militants du PPB/SPV, vous avez théoriquement reçu un courrier il y a quelques mois vous parlant du blog et du forum privé.

L’ancien forum a été remplacé par deux nouveaux médias :

Le premier, public, est le blog sur lequel j’écris cet article, vous pouvez désormais nous faire parvenir vos commentaires et échanger sur l’actualité en Bretagne avec d’autres intervenants, qu’ils soient militants, sympathisants, ou de simples Bretons intéressés par le Parti du Peuple Breton (PPB) / Strollad Pobl Vreizh (SPV).

Le second média, privé, est un un nouveau forum beaucoup plus moderne et ergonomique qui a été mis en place pour les échanges internes aux militants. Sur ce nouveau forum pour pourrez débattre de sujet politiques, poser vos questions, vous tenir au courant des actions de notre parti, ou tout simplement discuter avec d’autres militants.
Seuls les militants à jour de cotisation peuvent s’inscrire à ce nouveau forum privé.

Si vous n’avez plus ce courrier, ou si vous ne l’avez jamais reçu, n’hésitez pas à demander comment accéder au forum en écrivant à (webmaster [@] adsav.org) et en précisant votre identité afin qu’un courrier vous soit envoyé.

A bientôt sur le forum du Parti du Peuple Breton
Ken bremaïk war forom Strollab Pobl Vreizh

Commentaires et échanges : http://blog.adsav.org/923/militants-du-ppb-spv-rendez-vous-sur-le-forum-prive/

Militants du PPB/SPV, rendez-vous sur le Forum privé !

La libre pensée s’attaque à la fête culturelle bretonne de la Saint-Yves

adsav | 08 janvier, 2010 13:21

Gouel ErwanLes faits ne sont pas nouveaux, la Libre Pensée ayant déjà tenté en août 2008 de faire pression sur le conseil régional pour qu’il retire ses subventions à cette fête culturelle bretonne qui tend à devenir la “Saint Patrick” bretonne.

Mais aujourd’hui 7 janvier, après le jugement en leur faveur au sujet de la construction d’un socle pour accueillir la statue de Jean-Paul II à Ploërmel, le télégramme relate dans ses colonnes les propos de Pierrick Le Guennec (Libre Pensée) qui dit vouloir reprendre ce combat.

Pour rappel ce candidat aux cantonales de 2005 à Lanester, dont la profession de foi indiquait entre autre “Non à éclatement de la nation ! (nation française : ndlr) Non à la régionalisation”, s’implique également dans des combats contre les panneaux en langue bretonne, ou contre les écoles Diwan. Il est également l’auteur de nombreux articles consultables sur l’observatoire du communautarisme tels que “Le Bro Gozh, le druide et le Reich”, ou encore “Le Gwenn-ha-du : un drapeau fasciste ?”.

Commentaires et échanges : http://blog.adsav.org/918/libre-pense-attaque-fete-culturelle-bretonne-saint-yves/

 La libre pensée s’attaque à la fête culturelle bretonne de la Saint-Yves.

Y a-t-il encore un français dans la salle?

adsav | 07 novembre, 2009 13:11

fab1Je me souviens d’un professeur d’art chinois qui répétait souvent à ses élèves à peu près la phrase suivante : « quand les empires chancellent ils brandissent les idoles ». Pas étonnant donc que l’Etat français, qui n’est plus que l’ombre de lui-même, en soit réduit à lancer en grande pompe une opération de propagande autour de son « identité». Coloniale, impériale, nationale, appelez-la comme vous voudrez. La campagne est à peine lancée qu’il en sort déjà de vibrants cocoricos et autres témoignages officiels d’autosatisfaction. On nous dit en substance: quelle chance tout de même que d’être français ! Vous rendez-vous compte du privilège de faire partie des 0.8% d’humains qui ont tiré le gros lot ? C’est une telle chance d’éclairer le monde qu’il serait indigne de ne pas être reconnaissant: vous faites partie du club alors veuillez passer à la caisse S.V.P. Et si possible avec le sourire car le monde vous regarde (du moins, on y compte bien). Les Bretons connaissent tout cela par cœur. Ils passent à la caisse , et parfois à la casserole, depuis cinq cents ans que dure la présence française dans leur pays. Le peuple breton ne jouit d’aucune garantie : il est nié et piétiné. Sa langue et sa culture sont exsangues. Notre environnement et nos paysages sont saccagés sans vergogne. Les Bretons doivent sans cesse défendre leur prospérité contre les empiètements et les charges imposés par les centres de décision parisiens. La Liberté à la française signifie donc pour nous l’obligation d’accepter notre bourreau de bon cœur. L’Egalité à la française signifie donc pour nous l’obligation de renier notre langue, notre culture, notre religion au nom du « pas une tête ne doit dépasser ». La Fraternité à la française impose de cracher à la figure d’autres Bretons s’ils se montraient par trop « mauvais français ». Rien de nouveau sous le soleil : notre personnalité nationale est sacrifiée à l’identité de l’empire français qui est de nature autoritaire, coloniale et étatique.

Mes chers amis, mes frères. Ce déballage tricolore assez pathétique vous est insupportable. Vous ne savez pas trop s’il sert à serrer les rangs parmi les français de papier, ou à s’attacher ceux qui sont en attente de papiers. J’aimerais tout de même terminer sur une note d’espoir : si l’empire brandit ses idoles c’est bien qu’il chancelle. Et pour les plus audacieux: vous ne vous sentez pas français? N'hésitez-pas à le faire savoir.

An hini ne vez ket joa outañ pa arriv a vez joa outañ pa 'z a kuit.

Frederig ar Bouder

 

Commentaires et réactions :
http://blog.adsav.org/865/atil-encore-franais-dans-salle/

L'utilisation par un député français des impôts des contribuables bretons.

adsav | 21 juillet, 2009 13:20

 Commentaires et échanges : L'utilisation par un député français des impôts des contribuables bretons.

Jean Jacques UrvoasAlors que les médias et contribuables abordent depuis quelques temps le sujet des finances parlementaires, ceci aussi bien en France qu'à l'étranger avec le scandale des notes de frais, le breton Jean-Jacques Urvroas (occupant un poste de Député français, membre du Parti Socialiste) publie sur son blog un article afin "d'apporter sa pierre à la transparence nécessaire".

Derrière cette belle formule, on découvre non seulement ce que ce politicien français appelle "transparence", mais également la façon dont il dépense l'argent du contribuable breton.

En effet, Jean-Jacques Urvroas dispose de trois "indemnité", sans compter les nombreux privilèges dont disposent les élus français. Il perçoit une IRFM (Indemnité Représentative de Frais de Mandat) de 6329€, une indemnité salariale de 5219€, et l'enveloppe destinée à rémunérer ses collaborateurs d'une somme de 9021€ (entre 1 et 5 collaborateurs choisit par le député). Sur ces trois indemnités, la transparence ne concerne bizarrement que l'IRFM. Son indemnité salariale est en réalité de l'argent de poche (tous ses frais son réglés soit directement par l'Assemblée, soit par cette IRFM). L'enveloppe pour rémunérer ses collaborateurs est très fréquemment utilisée par les hommes politique français pour rémunérer des proches (femme, enfants, neveux...), sur la façon dont il utilise cette enveloppe le député français Urvoas n'apporte étrangement aucune précision.

L'IRFM que perçoit ce député sert donc d'après ses propres explications : - 2940€ (soit 50% environ de son indemnité) à rembourser les prêts contractés pour se payer une permanence électorale à Quimper. - 740€ (12,5% de son indemnité) pour les dépenses liées à sa permanence (électricité, syndic de copropriété...) - 491€ (8,3% de son indemnité) pour payer une partie de ses impôts (CSG, RDS) - 343€ (5,8% de son indemnité) pour sa cotisation au Parti Socialiste.

Et finalement, seul 24% de son indemnité peut être généreusement considérée comme servant réellement à régler ses frais de mandats (hôtel et parking lors des déplacements professionnels par exemple). Pourtant, nombreux sont les frais réglés directement par l'Assemblée nationale française, bureau individuels, téléphone, correspondances, voyages entre Paris et leur circonscription, et également voyages en dehors de leurs circonscriptions, voitures de services disponibles à l'Assemblée.

Ces chiffres ne tiennent pas compte de tous les privilèges dont disposent les élus français et leurs groupes politiques (chaque parti politique touche 1358,16€ par élu), prêts immobiliers à des taux de 2%, moitié des sommes perçues par les députés non imposables...

Quand on sait qu'en 2009 la France compte 577 députés, 343 sénateurs, 74 députés européens, plus de 36670 maires, plus de 2090 conseillers régionaux et plus de 4050 conseillers généraux, on comprend aisément qu'il serait facile dans une Bretagne indépendante de diminuer les impôts des contribuables bretons en diminuant le nombre d'élus et leurs privilèges (l'Allemagne compte deux fois moins de parlementaires, les Etats-Unis huit fois moins).

L’Etat breton n’a pas à être exclusivement un “gestionnaire”, mais un incitateur à l’action. Dans une Bretagne indépendante, les élus bretons n'auraient pas pour rôle de légiférer à tout va sur l'économie du pays, leur rôle devrait être de dégager le secteur de la société civile dans laquelle l’initiative privée se révèle souvent mieux adaptée et plus performante que l’Etat, tout en garantissant un service public et en assurant la protection du peuple breton. C'est ce que propose Adsav (PPB) dans son programme de gouvernement breton.

Morvan

Source : Blog de Jean Jacques Urvoas

Conseillers territoriaux et métropoles: attention aux conséquences

adsav | 08 juillet, 2009 13:15

Commentaires et échanges : http://blog.adsav.org/649/conseiller-territoriaux-et-mtropoles-attention-consquences/

 

bretagne_indivisible

Je souhaite attirer l’attention des Bretons sur les incertitudes et les risques liés à l’évolution possible de la réforme territoriale de l’Hexagone, en particulier la question du Pays nantais. On sait que depuis plusieurs mois le projet de mise en conformité de la carte administrative de Bretagne avec nos frontières historiques patine. Le bureau politique du parti au pouvoir en Hexagone (l’UMP) a adopté mardi soir un rapport sur la réforme des collectivités locales. Ce projet a de fortes chances d’être suivi d’effets. Il propose la création, en 2014, de conseillers territoriaux qui remplaceront les conseillers généraux et les conseillers régionaux. Selon ce document le “conseiller territorial” siègera à la fois au conseil général et au conseil régional. Le projet propose aussi la création par voie législative de sept métropoles: Lyon, Marseille, Nantes, Bordeaux, Lille, Toulouse et Nice.

Si le document précise que « la réflexion sur Strasbourg devra se poursuivre pour tenir compte des spécificités alsaciennes » il ne dit rien des « spécificités bretonnes » de Nantes. Le qualificatif de « métropole » au lieu de « capitale » laisse présager le pire puisqu’il procède d’une vision, toujours la même, marquée par le gigantisme et les délires technocratiques. Il porte en lui une division de l’Hexagone organisé en sept ou huit zones inhumaines, pour le plus grand malheur des peuples, tant au point de vue culturel qu’économique. Le maintien de la « Loire Atlantique » en « Pays de Loire », s’il devait se confirmer, renforcerait la débretonnisation du Pays Nantais. Jusqu’ici, le Conseil Général de Loire Atlantique a maintenu une attitude souvent loyale vis-à-vis de la Bretagne et n’a pas hésité à affirmer la personnalité bretonne du département dans plusieurs domaines, notamment culturels et touristique. A l’inverse, le Conseil régional de la “région Pays de Loire” à toujours mené une politique de francisation à outrance. La mise en place d’un collège unique de “conseillers territoriaux” entrainera une dangereuse confusion. Ce conflit d’intérêts ne pourra qu’accélérer la débretonnisation du Pays Nantais et nuira aux prises de position bretonnes. Face à cette situation il est plus que jamais urgent de se mobiliser en Bretagne pour imposer le respect du caractère breton du Pays Nantais. C’est un combat que le Parti du Peuple Breton mène au quotidien et nous comptons intensifier notre action dans les prochains mois. Nantes est l’une des capitales historiques de la Bretagne et il est évident que la France ne respectera jamais cette réalité sans la détermination inflexible des Bretons.

Frederig ar Bouder,
Pennrener Adsav! Strollad Pobl Vreizh

L'Europe gaspille l'argent du contribuable Breton…

adsav | 08 avril, 2009 13:18

 Commentaires et échanges : L'Europe gaspille l'argent du contribuable Breton…

L'Europe gaspille l'argent du contribuable bretonSi les Bretons voient de plus en plus fleurir les panneaux « financé par l'Europe » apposés sur des nouvelles écoles, des piscines, ou encore des carrefours, il faut bien rappeler aux Bretons que cette manne financière miraculeuse vient en réalité de leurs impôts. On tente de faire croire aux Bretons et autres peuples européens, que l'Europe serait une institution mythologique, une sorte de corne d'abondance qui distribuerait sans limite des richesses aux travers de subventions et de financement de projet locaux.




L'argent de l'Europe, c'est d'abord l'argent des Bretons ! Les Bretons versent chaque année environ 1,2 milliard d'euros au travers de leurs impôts prélevés par l'état français, et les clichés français sur les subventions européennes accordés aux Bretons sont bien éloignés de la réalité. La Bretagne perçoit de l'Europe moins de 900 millions d'euros, soit une différence négative d'environ 300 millions d'euros annuels que les Bretons offrent à l'Europe.

Cette différence budgétaire, les Bretons ne sont pas les seuls en Europe à la subir, les frais de fonctionnement de l'Europe sont colossaux. Quand l'Union européenne décide de subventionner des éleveurs Bretons, c'est autant d'argent - et même plus - qu'elle prélève aux Bretons, car les procédures administratives d'affectation des fonds sont lourdes et coûteuses.




Un budget qui ne tient pas debout Saviez-vous que depuis 14 ans la Cour des comptes européennes à refusé de certifier le budget de l'Union européenne. Le rapport final de la cour des comptes européenne a jugé que 92% du budget 2009 présentant un trop haut niveau d'illégalité et d'irrégularités. Ce budget 2009 passera comme tous les ans en force grâce aux députés européens qui ont tout intérêt à ce que l'Europe continue de grossir et dépense encore et toujours plus. Ces mêmes députés qui devraient agir pour défendre les intérêts des contribuables européens et les libertés des peuples d'Europe, mais que les Bretons ne se fassent pas d'illusion, ils n'auront aucun représentant au parlement européen lors des élections de juin 2009, le découpage hexagonal est volontairement ciblé pour noyer les votes des peuples Bretons, Catalans, Alsaciens, Flamands, Basques et Corses au sein de grandes circonscriptions électorales.

 

 

Des gaspillages qu'on ne compte plus Il serait beaucoup trop long de lister les milliards d'euros dilapidés chaque année par les parlementaires européens, mais quelques exemples suffisent à illustrer ces gaspillages.

3,7 milliards d'euros, c'est la somme perçue depuis 1996 par la Turquie sous la forme de crédits de « préadhésion » visant à financer les réformes internes nécessaires à son adhésion au sein de l'Union européenne. Si celle-ci venait à rentrer dans l'Europe elle toucherait annuellement - d'après les études réalisées par la Commission européenne - plus de 30 milliards d'euros. 2,4 milliards d'euros, c'est en 2008 le budget pub de Bruxelles afin de promouvoir l'Union européenne, ce budget dépasse le budget publicitaire mondial de Coca Cola. 15,4 millions d'euro, pour les élections européennes de juin 2009 (voir à ce sujet le communiqué d'Adsav, le Parti du Peuple Breton), c'est le montant prévu par le parlement européen pour l'envoi dans l'espace d'une urne de vote agrémentée du slogan « On peut voter partout ». 1,8 millions d'euros, c'est la somme investie en 2009 par la Commission Européenne pour un matraquage publicitaire visant les irlandais ayant voté massivement contre le traité de Lisbonne. Cette lobotomie publicitaire va se dérouler jusqu'à la date du second référendum irlandais.

 

 

Elections européennes, les bretons des pions ?L'Europe actuelle, un étatisme à la française

L'Union européenne a été construite en partie par des français, et le modèle européen qui en découle est celui d'un super-état à la française, où l'état (l'Union européenne) passe avant le peuple. L'Europe est devenue un mastodonte qui ramasse l'argent dans les poches des contribuables européens grâce aux impôts des états membres, et qui après des procédures administratives aussi lourdes que les procédures française, le reverse aux états membres afin qu'ils le réinvestissent pour des projets décidés par Bruxelles.

Alors que la France ne laisse toujours pas aux Bretons la liberté de gérer eux-mêmes leur argent pour l'éducation, les transports, et autres domaines, c'est aujourd'hui l'Europe à un échelon au-dessus qui vient se mêler en plus de la France des activités que la Bretagne pourrait gérer elle-même dans le cadre d'une émancipation en vue de redevenir une nation souveraine au sein d'une Europe aux Cent Drapeaux.

Compte rendu de la festi manif du 20 septembre à Nantes/Naoned.

adsav | 24 septembre, 2008 13:10

Compte rendu de la festi manif du 20 septembre à Nantes/Naoned.

Le samedi 20 septembre, 10000 de nos compatriotes ont foulé le pavé nantais pour dénoncer les attaques répétées de l’État français contre notre culture, notre langue, en un mot notre identité bretonne. Si la raison initiale de ce rassemblement était la défense du monde associatif breton face au projet de loi visant à « encadrer les pratiques amateurs », il fut aussi question de la défense et de la promotion de notre langue nationale toujours insidieusement en proie à l’acharnement de l’État français, l’exemple de l’ école de Merville à Lorient en étant en cette rentrée scolaire un exemple emblématique.

Il fut également, bien sûr aussi rappelé au cri de « Naoned e Breizh » et « hep Naoned, Breizh ebet! », la bretonnité du pays nantais et l’ attachement de tous les Bretons à leur ancienne capitale.

Parmi la foule des anonymes présents et au milieu des Gwenn-ha-du et de nos différents drapeaux bretons, les militants d’Adsav! le parti du peuple breton, étaient bien entendu présents en nombre, la plupart défilant au milieu de leurs associations respectives.

Contrairement à d’autres, Adsav! avait fait le choix de ne pas défiler sous ses propres couleurs afin que cette manifestation reste celle de tous et ne soit pas confisquée par quelques uns pour servir des intérêts étrangers aux revendications bretonnes.
Si l’insipide tiédeur régionaliste des discours n’était pas faite pour enthousiasmer les nationalistes que nous sommes, la chaleur humaine et la volonté de défense et de promotion de la culture bretonne manifestées par cette marée humaine rassemblée place de petite-Hollande ont ragaillardi les cœurs.

Cette journée a permis de rappeler à l’État français ses devoirs envers une nation bretonne bafouée depuis bien trop longtemps. Les militants d’Adsav! espèrent toutefois que cet évènement ne sera pas un feu de paille. Le combat culturel doit se poursuivre sur le plan politique, ou alors, il aura été mené en vain… Sans l’indépendance et la liberté politique, l’identité bretonne et les revendications culturelles resteront à jamais soumises au bon vouloir de Paris.

Kuzul Meur Adsav !
Le bureau politique
http://www.adsav.info

 

Pour ceux qui n'y étaient pas, vous avez loupé une bonne manif, ça pardonne l'organisation désastreuse de celle de Lorient où on avait défilé en plein zone indus et où personne ne nous voyait. A la prochaine Manif...

L’exode forcé des jeunes Bretons vers la France.

adsav | 15 aout, 2008 16:18

Exil forcé des jeunes Bretons vers la France.Alors que de nombreux Français sont en vacances sur les plages bretonnes, des centaines de jeunes Bretons, suite à l’obtention de leur diplôme, s’exilent en France contre leur volonté pour trouver du travail. Le solde migratoire de la population jeune en Bretagne n’est pas du tout équilibré qualitativement. La Bretagne voit pour l’essentiel “rentrer” des jeunes [français] non diplômés, quand les jeunes Bretons qui bénéficient d’une formation post bac sont toujours contraints à l’exode. La Bretagne, “région” la plus éduquée de France, perd ainsi plus de 1000 jeunes ayant un diplôme de deuxième ou troisième cycle par an. Cet exode des jeunes diplômés bretons est catastrophique à une époque où l’économie de la connaissance est essentielle et alors que deux tiers de ces jeunes [bretons] souhaiteraient “trouver un emploi en Bretagne”. Mais l’absence d’emplois de décisions conforte l’exode des jeunes diplômés [bretons] (les jeunes [bretons] partent ailleurs, et à 85% vers Paris, pour trouver des emplois et des salaires correspondant à leur niveau de formation), ce qui limite d’autant le pouvoir de décision breton. Ce cycle infernal que personne ne parvient pour l’instant à rompre est le drame de notre pays.

Travailler et vivre au pays, OUI !

Extrait du “Livre Blanc de la Bretagne. Enjeux et perspectives.”
Ecrit par Bretagne Prospective, Think tank dans l’idée du CELIB dédié au développement de la Bretagne.
 

Kadarn, jeunesse indépendantiste bretonne !
http://www.kadarn.org

Conférence L'Etat Nation contre les patries, Conclusion : l’indépendance dans l’Europe.

adsav | 24 juillet, 2008 13:33

Conclusion : l’indépendance dans l’Europe

Si je suis venu présenter ici le combat que mène Adsav- qui signifie renaissance- pour le renouveau et l’indépendance du peuple breton, c’est que cette indépendance je la souhaite Européenne. D’un point de vue « technique » la Bretagne pourrait très bien exister de manière égoïste, pour elle-même. L’Islande ou Singapour qui sont moins peuplées que la Bretagne savent très bien se débrouiller. Pourtant, je crois que cet égoïsme n’est pas dans la nature des Bretons, et qu’il existe également un lien trop intime entre la civilisation de l’Occident européen et la culture bretonne pour que nous puissions choisir le splendide isolement. Lorsque le rayonnement de la langue bretonne était maximal au Moyen-âge, les bardes bretons répandaient leurs chants dans tout l’occident. Il en est sorti la « matière de Bretagne», qui a profondément marqué la culture occidentale, puis la vague romantique et jusqu'aux romans héroïques modernes poursuivent cette tradition.

Nous pourrions parler de l’Europe que j’appelle de mes voeux mais ce serait un sujet en soi. Je dirai en quelques mots que mon Europe, c’est « l’Europe aux cents drapeaux » pour reprendre l’expression de Yann Fouéré. Une Europe qui traiterait chacun de ses peuples avec dignité, qui serait organisée sur un mode confédéral et selon les principes de la démocratie directe. Une Europe qui serait comprise comme une véritable communauté de civilisation – un principe charnel – au lieu d’être conçue comme un simple marché ou une extension monstrueuse de la France, c’est à dire un principe désincarné. Cette Europe ne pourra se faire que lorsque les peuples reprendront enfin leurs destinées au lieu de les déléguer à des bureaucraties parisiennes ou bruxelloises qui organisent leur destruction. Face aux dangers qui menacent nos peuples, qu’il s’agisse de la marchandisation de notre existence ou de l’obscurantisme des faux prophètes, j’ai l’intime conviction que le renouveau que nous observons de la Catalogne au Pays Basque, de la Flandre à l’Ecosse porte en germe la survie des européens.
 
Frederig Ar Bouder
Président d'Adsav, le parti du peuple Breton
http://frederig.ar.bouder.adsav.org 

La France en sortir, c’est s’en sortir : L'Etat Nation contre les patries.

adsav | 24 juillet, 2008 13:32

3- La France en sortir, c’est s’en sortir

Les idiots utiles du système Français, qui n’ont pas encore compris qu’ils vivaient dans un tombeau, nous lancent parfois : mais enfin ce n’est pas sérieux une Bretagne indépendante, elle ne serait pas viable. Une version plus « populo » de la même rengaine: que ferez-vous avec vos choux-fleurs…. Certains Bretons se sont parfois laissés impressionner par ce genre d’argument. Nombreux sont ceux qui se sont dit que, s’ils avaient fermé les yeux ou contribué au sacrifice de leur nationalité, au fond, c’était un moindre mal, c’était pour donner un avenir à leurs enfants… Quelle amertume que de découvrir aujourd’hui que cet avenir est bien souvent un exil vers la Seine St Denis, quand ce ne sont pas les problèmes de la Seine St Denis qu’on installe chez nous au nom de l’indivisibilité de la République…

Outre que des Etats bien plus petits que la Bretagne sont parfaitement viables, par exemple le Luxembourg, la Slovénie ou l’Estonie, les naïfs perdent de vue l’essentiel : l’indépendance serait une bouffée d’oxygène pour la Bretagne. Comme elle le fut pour la Norvège en 1905, pour l’Irlande dans les années 1920 et pour les Pays Baltes dans les années 1990. N’oublions jamais, en effet, que la Bretagne est un contributeur net et non l’inverse. Plus que jamais c’est l’Etat français – en pleine dégringolade – qui vit a nos crochets et non l’inverse. Or, quel avantage tirons-nous de cette contribution ? Des infrastructures utiles? Pas vraiment, car le modèle de développement français a détruit le bocage, il menace notre littoral, il fait fermer nos ports. Il est donc un handicap. L’accès à un marché ? C’était vrai autrefois mais désormais l’ensemble de l’Union Européenne est un marché unique. Une monnaie ? Plus depuis que le Franc à disparu. Une armée ? Vous y croyez encore à la grandeur de l’armée française vous ? La rade de Brest ou le champ de tir de Coëtquidan pourrait sans doute être mieux employés. Vos retraites ? Au rythme où vont les choses une solidarité vieillesse bretonne serait plus efficace que la protection d’une France en banqueroute. Des services publics ? Ils sont toujours en grève….

Les Bretons sont en tête des peuples de l’hexagone dans plusieurs domaines, à commencer par l’agroalimentaire, les activités liées à la mer (de la pêche à la plaisance). Notre économie est également dynamique dans le secteur des télécommunications, du textile, des productions culturelles etc. Je vous passe les succès de dynasties industrielles (les Pinault et autres Bolloré), elles ne sont que la partie immergée de l’Iceberg. La Bretagne a même une sorte de Lobby et de Think Tank, l’Institud Lokarn (Institut de Locarn), et un label « produit en Bretagne » qui rassemble plus de 2300 produits. Seulement voila, dire « Bretagne, leader agro-alimentaire de l’hexagone » ne signifie pas grand-chose en soi. Nous vivions dans un monde concurrentiel au sein duquel, pour assurer un avenir à nos enfants, nous devons soutenir la concurrence de pays autrement plus dynamiques que la France, par exemple les Pays-Bas ou le Danemark qui se sont spécialisés dans des domaines comparables. Pour être a la hauteur des enjeux, encore faudrait-il que les Bretons puissent:

• Disposer d’un environnement économique qui favorise l’initiative.
• Pouvoir prendre des décisions pour eux-mêmes
• Pouvoir exploiter leur position géostratégique.

Les ravages causés par l’étatisme du système Français (« la France n’existe que par son Etat »), le coût des prélèvements, la dette, vous les vivez comme nous. Pas besoin de vous faire un dessin. La dépendance vous la subissez également. Rien n’est vraiment possible lorsqu’un peuple ne dispose d’aucun levier économique. Dans notre cas, mais je pense que c’est également le votre, les centres de décision et les sièges sociaux partent vers Paris dès qu’une entreprise atteint une masse critique. Et avec elles, la matière grise….

Pour terminer sur le sujet, j’ajouterai que l’Etat Français nous considère comme une périphérie occidentale de l’hexagone, alors que notre situation géographique nous place au centre d’un arc Atlantique. Pourquoi, avec sa position à la pointe du continent, Brest n’est-il pas le premier port transatlantique d’Europe ? Simplement parce que pour nous Penn ar Bed signifie « pointe, tête du monde » tandis que pour la France cela signifie, Finistère, fin du monde.

Nous sommes en danger de mort : L'Etat Nation contre les patries.

adsav | 24 juillet, 2008 13:31

2- Nous sommes en danger de mort.

Un bon moyen de se débarrasser une fois pour toute des Bretons, c’est de les noyer dans la masse. Deux dangers guettent notre peuple: je les nommerai la « Bretagne riviera » et la « Bretagne banlieue ». Voire un mélange des deux, selon les zones. Il n’échappera à personne que les banlieues de Rennes ou de Nantes ressemblent de plus en plus aux banlieues de Paris – avec le même cocktail explosif d’immigration, de problèmes en tout genre et d’insécurité – et que le golfe du Morbihan se transforme rapidement en une gigantesque zone balnéaire où les Bretons n’ont plus leur place, suivant en cela le destin de villes comme La Baule par exemple.

Le récent rapport Attali indique que la machine à tuer les peuples ne connaît pas de limites. Si nous ne faisons rien, la logique de mort de l’Etat Français nous détruira. Ses « Premières conclusions sur la croissance » font froid dans le dos.

Ce rapport prévoit à l’échelle de l’hexagone de:
-Construire dès à présent 500.000 logements nouveaux par an, en densifiant l’espace urbain.
-Autoriser l’Etat à se réapproprier le foncier disponible des communes dans lesquelles la construction de logements « sociaux » ne répond pas aux objectifs de la solidarité et du renouvellement urbain (loi SRU).
-Inciter massivement les collectivités locales à construire des logements « socialement mixtes » (sic).
-Créer avant 2012 dix ECOPOLIS, villes nouvelles d’au moins 5O.OOO habitants chacune, à la pointe de la technologie et de l’écologie.


La reprise de ces mots d’ordres parisiens à l’échelle de la Bretagne ne laisse pas de doute sur ce qui nous attend si nous ne prenons pas nous-mêmes notre avenir en main. Le journal Ouest France prévoit en effet quatre scénarios pour notre pays (O-F du 1/10/07). Chacune de ces projections est catastrophique dans son genre :

Scénario 1. La Breizh-Riviera : Elle est tellement convoitée qu’elle devient de plus en plus résidentielle (+ 23.000 habitants par an, essentiellement âgés, dont des réfugiés climatiques (sic) . Ils provoquent une telle hausse du prix du foncier que les jeunes ménages sont expulsés (sic) vers le Centre-Bretagne. Heureusement la multiplication des quatre voies sur l’axe nord-sud sauve la Région de l’asphyxie.

Scénario 2. Le Nouveau Tigre Celtique : Résidentielle, la Bretagne est aussi plus productive. Gain : 30.000 habitants par an, ce qui atténue notablement le vieillissement de la région avec la foule des départs en retraite. Une Bretagne au littoral fortement urbanisé.

Scénario 3. La Bretagne laborieuse. Elle produit de plus en plus. Trop. Tellement que cadre de vie et patrimoine ne sont plus préservés. Le littoral est bétonné à outrance, la résidentialisation s’effondre, le solde migratoire baisse à 2O.OOO par an, les tensions s’accroissent entre les villes et le reste du territoire. Seules Rennes, Brest et Vannes s’en tirent, les autres villes reculent.

Scénario 4 . Le reflux. Les Bretons émigrent en masse et pas seulement les étudiants. L’économie ralentit, le coût de l’énergie et des transports s’enflamme, baisse de l’emploi, baisse de la population, territoires déséquilibrés : tout fout le camp (sic), c’est la Bretagne qu’on détricote.


Vous l’avez compris, quelque soit la sauce a laquelle on nous mange, rien de bien bon n’est au programme. On nous offre la richesse et le déracinement ou l’exil et la pauvreté… Le temps presse, il faut tourner la page et imposer notre propre mode de développement qui réponde a nos priorités : un développement équilibré et à visage humain qui respecte le peuple. Pour faire vite, plutôt le modèle Finlandais que le modèle Français : nous voulons que nos enfants puissent rester au pays, et qu’ils puissent adapter la Bretagne

Notre personnalité nationale ne peut s’épanouir : L'Etat Nation contre les patries.

adsav | 24 juillet, 2008 13:29

1- Notre personnalité nationale ne peut s’épanouir :

Conférence état nation contre les patrie, club de la cité nice. Bretagne Adsav.Nous sommes, et nous ne sommes pas les seuls- les Niçois connaissent le même sort soumis à une politique d’acculturation et d’assimilation. Notre langue, c’est à dire l’expression de notre personnalité nationale distincte compte pour peu aux yeux de l’Etat français : dans le meilleur des cas on la tolère, dans le pire on cherche a la faire disparaître. Le résultat ? Elle est en train de crever. Plus d’un million de locuteurs en 1940, a peine 250 000 aujourd’hui, pour la plupart âgés. Pourquoi ? Car le maximum que la France pourra consentir à faire est de la rabaisser au rang de « langue régionale » c'est-à-dire de la promettre au musée. Langue régionale est une formule de rhétorique qui est pour nous un piège. Elle ne vise qu'a justifier la discrimination par rapport à la seule chose « vraiment sérieuse » pour l’Etat français, c’est à dire la langue de la République. J’en profite pour le dire, dès qu'on y réfléchit deux minutes cette expression est ridicule. Les régions de programme- aussi artificielles que les départements- ont été crées en 1972, remettant au goût du jour un découpage arbitraire de 1941. Soit treize siècles après l’émergence du breton ! S'il était une variante "régionale" de quelque chose, le Breton serait une variante du Gallois et du Cornique!

Adsav se bat pour que la société bretonne puisse renaître, non pour que le Breton soit relégué au statut de "langues régionale", c'est à dire d'objet de folklore. Notre but n’est pas de quémander un petit panneau bilingue par ici et par là, et d'avoir dans trente ans 1% des Bretons qui parlent leur langue. Je rappelai que l'apprentissage du breton progresse actuellement de 15% par ans. 0,7% de la population est scolarisée en Breton. Pour que seulement 5% des enfants soient scolarises il faudrait 1000 enfants de plus pendant 28 ans, et ouvrir 40 classes par ans pendant 25 ans. La France n'ira jamais aussi loin que cela...

Le Breton proposé à toutes les familles dans toutes les écoles (87% des bretons sont favorable à son enseignement)? Inconcevable. Une radio ou une télévision, des journaux en Breton comme en ont les Catalans ou les Gallois? Toutes les initiatives ont été torpillées, ce fut récemment le cas de TV Breizh. Sans même parler de pouvoir être jugé dans sa propre langue. Soyons clairs : toutes les initiatives (signalisation, banques, rayons des supermarchés etc.) sont des initiatives émanant de collectivités bretonnes ou d’entreprises privées.

« Je ne veux pas que demain un juge européen ayant une expérience historique du problème des minorités différente de la nôtre, décide qu’une langue régionale doit être considérée comme langue de la République au même titre que le Français.

Car au-delà de la lettre des textes il y a la dynamique des interprétations et des jurisprudences qui peut aller très loin. J’ai la conviction qu’en France, terre de liberté, aucune minorité n’est opprimée et qu’il n’est donc pas nécessaire de donner à des juges européens le droit de se prononcer sur un sujet qui est consubstantiel à notre identité nationale et n’a absolument rien à voir avec la construction de l’Europe. »
Nicolas Sárközy, discours Besançon (13/03/07)

En matière de langue les choses sont claires seul un état qui se donnerait les moyens d’une vraie politique linguistique pourrait renverser la vapeur. Et c’est possible ! En consacrant 2% de leur budget, les Basques (du côté espagnol de la frontière, bien entendu) ont fait progresser la pratique de leur langue de 20% à 30% au cours des dix dernières années. La France a comme priorité de financer des animateurs bidons dans des quartiers sensibles. Nous, nous préférerions sauver notre langue.

Conférence L'Etat Nation contre les patries, Introduction.

adsav | 24 juillet, 2008 13:24

Vous trouverez en plusieurs articles (car assez longue) l'intervention du président d'Adsav lors d'une conférence à Nice intitulée "L'Etat Nation contre les patries", cette intervention date de février 2008, je ne la retranscrit ici que maintenant car je la trouve très pertinente, et malheureusement Adsav n'a pas choisit de la diffuser largement en raison des priorités du moment de l'actualité.
 
Voici donc le discours du président d'Adsav, Frederig Ar Bouder, l'Etat Nation contre les patries.


Frederig Ar Bouder, club de la cité à Nice Je tiens à remercier tout d’abord le Club de la Cité de m’avoir invité a m’exprimer devant vous ce soir, ainsi que la Kevrenn Occitania qui fait toujours un travail formidable. Trugarez Henri !

An neb a venn, hennezh a c'hall
An neb a c'hall a gas ar Gall

A gas ar Gall, a harp e vro,
Hag eviti ter ha tero !

Le tribut de Nominoë, Barzaz Breizh




Si j’ai voulu commencer cette allocution par quelques vers tirés notre épopée nationale, le Barzaz Breiz, c’est que note langue- « ar brezhoneg »- est le premier marqueur de notre appartenance collective et de notre originalité parmi les peuples. Il est difficile de comprendre quoi que ce soit à la permanence de la tradition nationale bretonne sans avoir à l’esprit cette réalité ethnolinguistique d’une part, et sans connaître notre passé de nation souveraine, d’autre part.

Le peuplement massif de l’Armorique par les Bretons insulaires- venus de « Grande »-Bretagne- entre les IIIe et VIe siècles de notre ère va donner sa physionomie à mon pays. D’abord conglomérat de petits royaumes, puis royaume unifié après la victoire de Nominoë sur les Francs en 841, désigné ensuite sous le nom de « Duché » - mais duché souverain - la Bretagne s’est gouvernée à sa guise pendant près de mille ans, jusqu'à la défaite de St Aubin du Cormier de 1488 qui plaça mon pays dans la sphère d’influence française. L’Union de la Bretagne à la France fut imposée en 1532. Depuis cette époque, on assiste à des tentatives répétées d’émancipation. Pour en citer quelques unes : la tentative du duc de Mercoeur au XVIe siècle ; la conspiration du Marquis de Pontcallec, au XVIIIe siècle ; la Conjuration Bretonne, d’Armand-Charles de la Rouërie (le « colonel Armand »), durant la Révolution française ; la proclamation de l’indépendance bretonne à Pontivy en 1940, et j’en passe.

Sans s’affilier à aucun de ces ancêtres en particulier, Adsav, le parti du peuple breton s’inscrit dans cette lignée. Adsav signifie, renaissance, renouveau. Notre but principal est le retour à la normale si j’ose dire, c'est-à-dire, une nation bretonne qui prend sa place dans le concert des nations européennes. Une nation que je me plais parfois à mettre en parallèle avec le Danemark. Taille et populations comparables, position stratégique supérieure, tradition maritime identique, puissance agroalimentaire similaire, puissance industrielle et technologique sensiblement inférieure, mais pas dans des proportions ridicules.

L’indépendance : pourquoi il est urgent de la faire

Seulement voilà, la Bretagne n’est pas encore un second Danemark. Et il y a un os de taille: le lien de sujétion qui nous entrave, menace directement notre personnalité. Je vous passerai le « blabla » et les formules creuses pour aller à l’essentiel, en bon Breton. Le lien de sujétion signifie, en clair que :

Notre langue est en danger de mort
Notre peuple lui-même risque de disparaître

Français, arrêtez de jouer avec notre langue !

adsav | 21 juin, 2008 11:38

Français, arrêtez de jouer avec notre langue !

La France rétablit la peine de Mort pour la langue Bretonne.
C'est avec une certaine ironie que l'amendement qui introduisait la notion de "langues régionales" dans la Constitution de la république française a été repoussé par le Sénat après avoir été voté en grande pompe par l'Assemblée "nationale".
Adsav, le parti du peuple Breton, ne s'étonne nullement de ces revirements qui, une fois de plus, font perdre du temps à ceux qui auraient pris au sérieux les gesticulations des politiciens français.
On notera au passage que les partis français soi-disant « ouverts » sur la question, comme l'UDF, ont voté de manière tout aussi hostile que des partis réputés centralisateurs comme l'UMP ou le PC. Voici une preuve de plus qu'il n'y a rien à attendre de bon des partis français.

Plus que jamais, il apparaît de manière évidente que la langue bretonne ne sera sauvée que par nous mêmes, Bretons, et que cette tache ardue nécessite une maîtrise pleine et entière de notre politique linguistique. Une politique linguistique digne de ce nom suppose bien entendu au préalable de mettre un terme aux liens de sujétion qui nous enchaînent à la France. Au cours du temps, l'état français sous toutes ses formes n'a apporté que des preuves de son hostilité au maintien de notre personnalité. Toute cette affaire conforte Adsav dans ses choix: nous n'avons pas à trancher entre la fossilisation de notre langue par le biais d'un statut de "monument historique" ou son éradication pure et simple.

La langue bretonne n'appartient pas à la France; le peuple Breton l'a reçue en héritage et c'est à lui de la faire vivre, en toute indépendance.



Kuzul Meur Adsav,
Bureau Politique d'Adsav
http://www.adsav.info/

Rave party en Bretagne (Briec) : Adsav, le parti du peuple breton dit stop

adsav | 14 juin, 2008 21:50

Rave party en Bretagne (Briec) : Adsav, le parti du peuple breton dit stop

Terrain de la rave party à Briec à proximité des habitations Lors des dernières élections cantonales, le candidat d'adsav le parti du peuple breton mettait en garde la population du canton de Briec contre la tenue de « raves » organisées par l'état français. 3 mois plus tard, le cauchemar est bien réel à Briec. Réquisitionnés contre l'avis des propriétaires, plusieurs hectares sont livrés à des milliers de personnes durant ce week-end.
Fidèle à son esprit colonialiste, l'état français impose donc une nouvelle fois ce type de rassemblement, qui est organisé aux frais des contribuables bretons. Les pires conséquences sont a craindre: ces manifestations détruisent notre environnement et alimentent le trafic de drogue.

Dans ces conditions on peut s'étonner que le maire de Briec, Monsieur LE PANN, ait renoncé à saisir le tribunal administratif pour empêcher la tenue de la rave party. Interrogé à ce sujet il nous a répondu qu'il n'aurait pas voulu jeter de l'huile sur le feu. C'est oublier que la sauvegarde de la Bretagne passe avant les bonnes relations avec la Préfecture, surtout lorsque celle-ci se fait le relais de décisions hostiles prises depuis Paris.

Adsav, le parti du peuple breton relève par ailleurs que l'ensemble des brigades de gendarmerie du département semblent avoir été mobilisées pour l'occasion. Cette decision indique l'ampleur du péril. Nous posons une question: comment l'état français compte-t-il assumer ses responsabilités en matière de sécurité des personnes et des biens sur le reste du Finistère? Une fois de plus nous ne devons rien attendre de la France « fin de règne » qui marche sur la tête.


Adsav, le parti du peuple breton appelle tous les bretons à se prendre enfin en mains et à choisir leur destinée pour ne plus avoir à supporter les choix autoritaires de l'état français colonialiste.



Pour le Kuzul Meur,
Ronan LE GALL
eil pen rener Adsav
vice-président d'Adsav

http://ronan.le.gall.adsav.org

 
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