Blog d'un militant Adsav

Adsav le parti du peuple breton. Adsav est un parti indépendantiste breton.

L'invasion militaire de la Bretagne par la France en 1488, une invasion illégitime et illégale !

adsav | 31 octobre, 2007 15:20

Au moment ou les armées françaises entrent en Bretagne, au mois de mai 1488, l'annexion du Duché Souverain, pays étranger à la France, est préméditée de longue date.

Louis XI ayant détruit les Etats bourguignons, en 1477, donne ordre à son fils, le Dauphin Charles, d'attendre que les choses soient plus « mûres » pour faire « tomber » la Bretagne, pays détesté, mais bardé de forteresses sur toutes ses frontières, et allié à toutes les puissances voisines. A cette époque, contrairement à ce que l'on pense, les grands principes du Droit international sont déjà en place. On n'envahit pas un pays souverain n'importe comment, certainement pas parce qu'on possède comme seul argument d'avoir une armée plus puissante. IL FAUT SE DONNER UNE RAISON PLAUSIBLE, au regard de la communauté internationale, pour déclencher la guerre, et mettre ses armées en action.

En 1487 et en 1488, le prétexte tant attendu se présente. Plusieurs grands seigneurs français, en délicatesse avec Anne Beaujeu, fille de Louis XI et soeur du jeune roi Charles VIII, qui gouverne la France d'une main de fer, se réfugient en Bretagne. Parmi eux: Louis d'Orléans, cousin du Roi et héritier de la couronne; Jean de Chalon, prince d'Orange; Odet d'Aydie, comte de Comminges; le comte de Dunois ......

Officiellement, il s'agit, pour la France, de s'emparer de ces seigneurs, et de les punir. François II, duc de Bretagne, est sommé de remettre les « malveillants » du royaume aux officiers du roi, ou de les chasser de ses Etats. Le caractère chevaleresque du Duc a été décrit par les chroniqueurs: il refuse. On n'espérait pas tant: Anne de Beaujeu et Charles VIII ont enfin trouvé une raison suffisante pour faire marcher les armées françaises contre la Bretagne. Par Traité, le roi S'ENGAGE A RETIRER SES TROUPES dès que le duc d'Orléans, le comte de Dunois, le prince d'Orange, le comte de Comminges et leurs gens auront quitté le pays.

Mais ce n'est pas de cela qu'il s'agit. Le prétexte est trop beau; il risque de ne pas se renouveler avant longtemps: on va donc faire marcher les troupes, tout détruire, et, si possible, tout conquérir. C'est une nouvelle félonie à l'égard de la Bretagne. Mais celle-ci va être fatale au Pays. Le processus étant enclenché, ne se terminera qu'en 1532, par une annexion fallacieusement déguisée en Traité.

La preuve péremptoire des intentions françaises résulte de la lettre du roi Charles VIII, en date du 11 mars , nommant Louis de la Trémoille Lieutenant Général de l'Armée du Roi en Bretagne. Cette lettre est terrible. Dans le processus actuel de réappropriation par les Bretons de leur véritable Histoire, elle est d'un poids considérable. Les faits sont aggravés par les considérations suivantes:

- La Bretagne est un pays pacifique; son seul désir est d'être en paix avec ses voisins; - En accordant le droit d'asile à quelques seigneurs français, le Duc ne fait que son devoir. Ce droit d'asile est traditionnel, et d'ailleurs bilatéral . On en trouve les premières traces dans Grégoire de Tours (au VI ème siècle !). La France, de son côté, agit de même, en accueillant sur son sol les seigneurs mécontents fuyant leur pays. Au cours des décennies qui ont précédé, elle a, notamment, accueilli nombre de Bretons, en particulier l'ennemi le plus virulent du Duc: son propre beau-frère le Vicomte Jean II de Rohan. Il s'agit donc bien d'un prétexte, en aucun cas d'une raison légitime. La Bretagne, au demeurant, ne dispose pas d'une armée suffisamment puissante pour agresser la France, et n'a aucune intention de le faire. Le Duc, selon les chroniqueurs, est « bon homme », et n'a nulle intention de se lancer dans une aventure pareille. - Le mensonge des Français est patent. Or, le droit de l'époque interdit les guerres sans objet légitime, destinées à nuire, à plus forte raison de s'emparer des Etats et des territoires d'autrui. Ces guerres sont considérées comme des « voleries » (= des vols, en français moderne). - Le Duc de Bretagne est souffrant, depuis des années. Ses filles sont mineures. Le devoir impératif du roi de France est de protéger ses deux jeunes parentes. Au contraire, la France met à profit l'état de vulnérabilité de la Bretagne pour l'envahir.

En termes moraux, l'entreprise est ignoble, à tous égards. En termes juridiques, la guerre faite à la Bretagne, est une guerre INJUSTE: elle n'a aucun objet légitime; elle n'est pas destinée à corriger une injustice; elle n'a pas pour objectif de ramener la paix, mais de faire la guerre; elle poursuit le but, non dissimulé, de faire le mal, et de s'emparer du bien d'autrui.

Docteur en Histoire Louis Melennec, président du groupe Histoire et identité



Histoire et Identité est un groupe d'historiens Bretons dont le but est de restaurer la vérité sur l'Histoire de Bretagne. Le fondateur du groupe est le Dr Louis Mellenec. Louis Melennec est Docteur en droit et en médecine, Diplômé d'études approfondies d'histoire, Diplômé d'études supérieures de droit public, de droit privé, de droit pénal, Ancien chargé de cours des facultés de droit et de médecine, Ex Consultant près le Médiateur de la République Française, Ancien élève de la Sorbonne et de l'Ecole des Chartes de Paris.




Sur cette illustration du dessinateur breton "An Tasmant", des soldats bretons et européens essayent de résister face à l'invasion militaire illégale française de la Bretagne. La Bretagne, pays pacifique avait de nombreux alliés qui envoyèrent des troupes afin d'aider la Bretagne face à la france, mais l'armée française était supérieure en nombre aux alliés bretons et européens.
L'invasion militaire  de la Bretagne par la France en 1488, une invasion illégitime et illégale !
 

Armand Charles Tuffin marquis de La Rouërie.

adsav | 31 octobre, 2007 15:11

« Bretons ! Vous devez recouvrer vos anciennes franchises et vos anciens droits, rempart de votre liberté »


Né à Fougères le 13 avril 1751, Armand Tuffin de La Rouërie est un héros de la guerre d'Indépendance américaine et organisateur de la Conjuration Bretonne. Il est un ardent défenseur des libertés bretonnes et devient ainsi un symbole pour les militants et patriotes bretons.
Dès son plus jeune âge il est destiné à embrasser la carrière militaire. Fin 1776 il embarque à Nantes pour rejoindre les Américains qui luttent pour leur indépendance.


Il est reçu par George Washington et devient le « Colonel Armand ». Il recrute des volontaires. La Légion Pulaski, du nom de son commandant, deviendra Armand's Partisan Corps après la mort de Pulaski en 1779.
La Rouërie se distingue très rapidement dans de nombreux combats. Après avoir participé avec ce corps de volontaires étrangers aux batailles de New York, Short Hills, Whitemarsh c'est la bataille de Yorktown qui met fin au conflit. A 32 ans, notre Breton, est fait Brigadier Général par A. Lincoln. Il rentre définitivement en France pendant l'été 1784 couvert de gloire. L'histoire de France se souvient beaucoup moins de lui que de Lafayette ! et pour cause.


En 1785 il épouse Louise Caroline Guérin, marquise de Saint Brice. En 1788, La Rouërie renonce à sa carrière militaire. Breton et fier de l'être il s'oppose à la suppression des derniers « privilèges » accordés à la Bretagne, ces privilèges étant tout simplement les libertés bretonnes, les droits naturels du peuple breton. Ces revendications bretonnes lui valent d'être enfermé à la Bastille le 15 juillet 1788.

1789, les révolutionnaires français abolissent les libertés de la Bretagne. La Rouërie devient anti-révolutionnaire et défenseur acharné des libertés bretonnes. C'est également l'assermentation obligatoire des prêtres qui le pousse à se radicaliser et à mener un combat exemplaire plutôt que de s'exiler comme nombre d'autres nobles. L'immense majorité des prêtres bretons refusent de prêter le serment requis par la loi française, les paysans bretons manifestent leur mécontentement puis c'est la levée en masse contraire au droit breton. Il devient donc impératif d'organiser la résistance et c'est immédiatement le marquis de La Rouërie, héros de l'indépendance américaine, membre de la première des députations bretonnes envoyées à Versailles, qui prend la tête de cette résistance bretonne.


Il fonde l'Association Bretonne. C'est la naissance de la Chouannerie, la Bretagne militaire.

Trahi, pourchassé, à bout de forces et malade, le marquis meurt d'une fluxion de poitrine au château de La Guyomarais le 30 janvier 1793. Il sera déterré et décapité après sa mort par les révolutionnaires fanatiques, mais le mouvement de la Chouannerie continuera encore longtemps contre l'oppression de la France républicaine, révolutionnaire et anti-bretonne.

A LA GLOIRE DE NOMINOË

adsav | 31 octobre, 2007 15:08

A LA GLOIRE DE NOMINOË



Il faut s'arrêter devant cette figure. Nos vieux saints du VI ème siècle avaient fondé le peuple breton du continent. Sans eux les émigrés venus de la Grande Bretagne ne seraient jamais parvenus à s'implanter solidement sur le sol armoricain. Mais ce peuple restait divisé, coupé en tronçons, en nombre de tribus et de principautés, qui allaient s'émiettant de plus en plus et devaient forcément avec le temps, se trouver absorbés par la grande monarchie carolingienne dont l'énorme envergure, la serre puissante, les pressait et les enveloppait de toute part.

De ce peuple sans cohésion, éparpillé, prêt à tomber en poussière, miné par l'unité de commandement et la création de la monarchie bretonne, fit un corps unique, un faisceau solidement lié, une Nation organisée avec un seul coeur et une seule tête, capable de combiner un effort puissant et unanime pour défendre, contre toute attaque, sa vie et sa liberté.

Les vieux saints avaient fondé le peuple breton : Nominoë l'a constitué en Nation, assurant ainsi pour de longs siècles son existence, son indépendance, la persistance et le développement de son génie et de son caractère national. Sans lui, sous les coups redoublés des Carolingiens, puis des Normands, la Bretagne continentale eut sombré, disparu aux IX et X ème siècles comme disparurent vers la même époque dans l'île de Bretagne les Bretons de Strat-Cluyd et du Cornwall.

Voilà l'immense service que Nominoë a rendu à la Bretagne, aux Bretons de tous les temps ; car si nous-mêmes aujourd'hui pouvons nous parer de ce nom, c'est à lui que nous le devons. Sans lui depuis bien longtemps il n'y aurait plus de Bretagne, ni de Bretons. Quand on regarde les moyens qu'il a mis en oeuvre, on ne sait ce qu'on doit le plus admirer, ou la longue et difficile mais très efficace préparation menée par lui avec une habileté et une patience sans pareilles, ou l'exécution rapide, résolue et foudroyante. Quinze ans de préparation (826 à 841), puis l?exécution enlevée en quatre campagnes (843, 844, 845, 850) ou pour mieux dire d'un seul coup dans la prestigieuse bataille de Ballon, où l'on voit Nominoë, après avoir refait à loisir la force de la Bretagne, la tenant toute entière dans sa main, la lancer d'un bras puissant comme une avalanche sur l'immense armée royale qui après deux jours de grande bataille est disloquée, massacrée, effondrée, anéantie. Désastre honteux, irréparable, pendant que le puissant roi franc s'enfuit comme un lièvre et n'osa plus de toute sa vie regarder en face Nominoë.

Ce qui est plus remarquable encore peut-être, c'est l'enchaînement logique des actes et des pensées, des desseins et des exploits de ce grand homme. On y reconnaît cette unité puissante et forte, caractère des génies de premier ordre. Ce qu'il a voulu dès l'abord, il l'a exécuté jusqu'à la fin, et de même il n'a rien exécuté qu'il n?ait voulu. Après Dieu le génie seul sait maîtriser à ce point les circonstances et plier ainsi les faits extérieurs à son vouloir. Il a voulu la Bretagne indépendante , il l'a faite indépendante. Il a voulu fonder sur une base solide et durable la royauté bretonne, il l'a fondée. Il a voulu fortifier d'abord et ensuite étendre les frontières de la Bretagne, de manière à écarter loin du coeur les coups des envahisseurs et à les repousser plus facilement, il y a réussi.

Et remarquons que cette triple oeuvre du Roi Nominoë a eu véritablement le privilège réservé aux créations des grands génies, la durée. La Bretagne aujourd'hui encore a (du moins elle avait en 89) les limites conquises par l'armée de Nominoë, l'indépendance de la Bretagne a duré et la royauté bretonne est demeurée sous le titre ducal jusqu'au jour où la Bretagne s'unit, sans y être absorbée, à la monarchie française, qui en échange de son indépendance abdiquée, respecta sa liberté jusqu'au bout*. La constitution ecclésiastique elle-même de nos diocèses, à part l'archevêché de Dol, est restée jusqu'à la révolution française ce que Nominoë l'avait faite.

Nominoë, Tad ar Vro, héros, grand homme, vainqueur de Ballon, grand chef de guerre, génie politique, créateur et fondateur de la Nation bretonne ... les militants bretons que nous sommes, toujours debouts, toujours en lutte pour la reconnaissance des droits et libertés de la Bretagne, te saluons.



Sources : Histoire de la Bretagne (tome II) Arthur de la Borderie.

*NDLR : Nous ne partageons pas cette analyse et avons toujours dénoncé l'imposture de cette « union » mensongère, réalisée dans la contrainte, dans le sang et la violence, qui a asservie la Bretagne, conquis notre peuple par la force et la ruse.
 
Hébergé par Politicien.fr
Propulsé par LifeType - Design par BalearWeb