Colonisation de la Bretagne: Adsav appelle les Bretons à la vigilance.
adsav | 04 novembre, 2007 01:54
Depuis l'élection de Nicolas Sárközy à la présidence de la république
française, ADSAV!, le parti du peuple Breton, observe une accélération
rapide du processus de dépossession des Bretons de leur propre terre.
Les transferts de population vers la Bretagne, autrefois modestes, sont
organisés en masse et de manière de plus en plus ouverte. Les pressions
sur les élus pour qu'ils allouent les logements sociaux à des
non-bretons se font également de plus en plus fortes. Certains maires
résistent, mais trop nombreux sont ceux qui accompagnent le mouvement,
par faiblesse ou complicité. Au lieu d'être consulté sur son propre
sort, le peuple breton est soumis à une opération de bourrage de crâne
sans précédent. La presse française rappelait par exemple il y a
quelques jours que désormais "grâce" a la loi Hortefeux sur
l'immigration, des clandestins maliens expulsés par les autorités
françaises vont bientôt pouvoir retrouver le chemin de la Bretagne, où
ils sont "très désirés". Très désirés par la France, sans doute. Mais
que sait-on du sentiment des Bretons puisqu'on ne leur a pas demandé
leur avis ? Quant aux "mal logés" qui semblent de moins en moins «
désirés » par les parisiens, sont ils également voués a prendre le
chemin de la Bretagne ?
Adsav !, le parti du peuple breton, rappelle que ces transferts de populations sont à l'évidence contraires à la
Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones du 13 Octobre 2007.
L'article 8 de ce document pourtant voté par la France réaffirme
l'illégalité de « tout acte ayant pour but ou pour effet de priver les
autochtones de leur intégrité en tant que peuples distincts » et de «
toute forme de transfert forcé de population ». Après les attaques
contre notre langue et notre culture c'est désormais notre existence
même que la France menace. Une fois de plus l'Etat français agit au
mépris de ses propres engagements.
Nous appelons le peuple Breton à se rassembler et à rester
vigilant. Nous appelons toutes les Bretonnes et les Bretons à nous
faire connaître les dérives dès qu'elles se présentent, afin de placer
le gouvernement français et ses complices devant leurs responsabilités.
Nous rappelons enfin que tout ceci n'est pas une fatalité, mais le
résultat de la situation de sujétion dans la quelle se trouve la
Bretagne vis-à-vis de l'Etat français.
Ar Burev Politikel
Le bureau politique