Les chalutiers bretons ont besoin de solutions bretonnes.
adsav | 07 novembre, 2007 00:18
La hausse du prix du gazole aiguise depuis plusieurs jours le conflit
entre les pêcheurs-chalutiers bretons et l’Etat français. Le chalutage
est un gros consommateur de carburant. Pour Adsav ! , le parti du
peuple breton, les choses sont claires : faute de carburants
écologiques et bon marché, seule une filière économiquement saine
serait en mesure d’amortir le choc. Après quelques cafouillages
gouvernementaux, Nicolas Sárközy s’est finalement rendu en Bretagne et
déclarait ce matin au Guilvinec: "je ne laisserai pas mourir la pêche
française”. Avec un tel programme, les pêcheurs Bretons peuvent se
faire du soucis. En effet, les problèmes auxquels la filière pêche est
confrontée, qu’il s’agisse de la destruction des stocks, du racket
fiscal ou du lâchage honteux des intérêts bretons à Bruxelles, sont
largement attribuables à l’incurie parisienne. Le comité national des
pêches, qui dirige cette filière de concert avec le ministère de
l'agriculture et de la pêche représente un problème et non une
solution.
- Que peut encore offrir la France à part des “sauvetages” temporaires lorsqu’elle y est aculée ?
- Quel intérêt trouve-t-elle à notre façade maritime en dehors
du gigantisme immobilier ou du pillage de nos sablières qui tous deux
détruisent notre environnement ?
- Une exonération de charges pour six mois comme le propose Nicolas Sárközy ? Et que se passera-t-il ensuite ?
La solution n’est pas de « gérer les crises» d’une main, tout en
démantelant notre pêche de l’autre. Adsav ! , le parti du peuple Breton
rappelle que seules des solutions de proximité relayées par une
représentation directe des intérêt bretons à Bruxelles permettraient
d’aller de l’avant. L'essentiel du pouvoir doit revenir a des comités locaux dont la désignation et le fonctionnement serait améliores pour représenter au mieux tous les professionnels. Ce sont eux qui devraient dialoguer avec la Commission
européenne au travers d’une représentation bretonne, et non les
technocrates parisiens prêts aux marchandages les plus sordides. Adsav
! rappelle également que la baisse du carburant ou les compensations ne
seront qu’une bouée de sauvetage. Nous avons besoin de penser notre
développement à long terme tout en assurant aux marins un salaire
décent dès aujourd’hui.
Ar Burev Politikel
Le bureau politique