Blog d'un militant Adsav

Adsav le parti du peuple breton. Adsav est un parti indépendantiste breton.

ADSAV aux élections cantonales !

adsav | 14 decembre, 2007 15:06

Après des années de travail sur le terrain, de consolidations, de mises au point et de réflexion, ce que vous attendiez tous avec impatience arrive enfin:

ADSAV! , le parti du peuple breton, se présente devant les électeurs.

Parceque nous pensons sérieusement qu'ADSAV! traduit les aspirations de beaucoup de nos compratriotes, qui en ont "ras la France", qui comme nous croient la Bretagne tout à fait capable de jouer dans la cour des grands, sans trainer derrière elle le boulet parisien, qui ne supportent plus de voir leur peuple humilié et asphyxié, nous ne craignons pas de nous soumettre à la sanction des urnes.
Mais pour cela, nous avons besoin de TOUS.
Militants, sympathisants, compatriotes, Bretons de coeur, votre effort est vital!

Voici le tract qui sera distribué à l'occasion de ces élections.
Il sera bientôt téléchargeable sur le site.
Imprimez-le.
Copiez-le.
Diffusez-le!

Le CONGRES 2008 D'ADSAV! sera le coup d'envoi de la campagne électorale.
SOYEZ PRESENTS EN MASSE!
La liste des candidats et des cantons sera divulguée.
INFORMEZ-VOUS et soutenez activement les candidats du peuple breton, pour faire triompher VOS IDEES!

C'est TOUS ENSEMBLE que nous nous imposerons!

Bevet Breizh dieub!




Mais au fait, la Bretagne a t'elle toujours été française ?

adsav | 04 decembre, 2007 19:58

Question 11 : Mais au fait, la Bretagne a t'elle toujours été française ?

La Bretagne et son peuple existaient bien avant la France et les Français. Son histoire est distincte et c'est en tant que pays libre et indépendant que l'union de la Bretagne à la France s'est réalisée, d'abord par les mariages d'Anne de Bretagne à Charles VIII et à Louis XII et ensuite par l'Edit d'union de 1532. Que la Reine Claude, fille d'Anne et de Louis XII eut légué illégalement le duché à son fils par testament, n'a finalement pas d'importance, puisque les États de Bretagne ont demandé l'union à François 1er.
Mais remontons plus avant : l'unité de la Bretagne telle que nous la connaissons actuellement remonte à 845, à cette date Nominoë bat le roi franc Charles le chauve à Ballon (à côté de Redon), avant cela, cependant, dès 818 la Bretagne était entrée en rébellion contre un voisin qui ne s'appelait pas encore la france.
En 1488, après des siècles d'histoires mouvementées avec la France, la Bretagne est défaite militairement par cette dernière à Saint-Aubin du Cormier ce qui met un terme à ce qu'on a coutume d'appeler « l'âge d'or de la Bretagne Indépendante ». En 1532, un traité d'Union est signé sous la contrainte avec la France, la Bretagne perd son Indépendance.
Suite à ce traité, aussi bien Charles VIII que Louis XII et que François 1er, chaque Roi de France s'engageait à respecter les Droits, Franchises et Privilèges de la Bretagne qui bénéficiait d'une relative autonomie. Chaque Roi de France renouvela cet engagement (y compris Louis XIV).
En 1789, certains députés bretons votèrent la suppression des privilèges de la Bretagne, sous réserve que ce vote soit ratifié par les États de Bretagne, selon la constitution bretonne. N'oublions pas que leur rôle fixé par les États était exactement l'inverse.
La suppression des " privilèges " de la Bretagne (sa constitution) ne fut évidemment pas ratifiée par les États, et malgré leurs protestations, les Etats furent dissous. Malgré leur dissolution, le procureur-syndic continua de protester et en appela à l'opinion publique faute d'organisme légal.
" Nous adressons cette protestation au roi, gardien de nos libertés, qu'il a lui-même juré de maintenir ; et n'existant plus en Bretagne de tribunal légal, nous la confions au public, à l'Europe entière, et prions les bons citoyens qui l'auront reçue de la conserver et promulguer "
Il y a de toute évidence rupture de contrat ce qui signifie que l 'Édit de 1532 s'annula de lui même, mais aussi les contrats de mariage d'Anne de Bretagne.
La Bretagne, unie sous les conditions qu'on sait, à la France, mais non conquise (traité du Verger : Pour éviter un sursaut national, ce traité laisse à la Bretagne son indépendance théorique... ) est devenue française sans consultation ni du peuple ni des instances dirigeantes (États).
Donc la situation dans laquelle nous sommes en l'an 2007 est complètement illégale. A moins qu'on nous prouve que le droit international prévoit une prescription pour les violations de traités internationaux, la Bretagne est aujourd'hui un pays indépendant occupé illégalement depuis 218 ans par un autre pays.

 

La Bretagne peut-elle économiquement vivre sans la France ?

adsav | 04 decembre, 2007 14:55

Les 12 questions de l'indépendance sont une douzaine de questions qui traitent des interrogations les plus courantes des gens par rapport à l'indépendance de la Bretagne. Elles répondent de manière simple et rapide aux questions que peuvent se poser les bretons (et les autres). Je les récupère d'un SkyBlog d'un militant d'Adsav http://adsav-breizh.skyrock.com

Question 1 : La Bretagne peut-elle économiquement vivre sans la France ?

La Bretagne est la première « région » de l'hexagone au niveau agricole (source INSEE)

La Bretagne est la première « région » de l'hexagone pour la pêche (valeur des produits débarqués) (Source INSEE)

La Bretagne est la première « région » de l'hexagone pour la valeur ajoutée dans les industries agro-alimentaires (Source INSEE)

La Bretagne est la deuxième « région » touristique de l'hexagone (Source INSEE)

La Bretagne est la 1ère « région » de l'hexagone pour le taux de réussite aux baccalauréats généraux (Source CONSEIL REGIONAL B4)

La Bretagne est un des principaux pôles de l'hexagone dans le secteur des télécommunications, de l'automobile, de l'aéronautique et de la construction navale. (Source CONSEIL REGIONAL B4)

Nantes compte le deuxième Marché d'Intérêt National (MIN) de l'hexagone après Rungis (Source CONSEIL REGIONAL B4))

Sans oublier, le formidable tissu économique tissé par les PME bretonnes et ceci dans de multiples domaines.

Au vu de ces éléments la question qui se pose est plutôt :

« la France peut-elle économiquement vivre sans la Bretagne ? »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Breton, l'état français te vole ! 

Interdit de parler breton et de cracher par terre

adsav | 03 decembre, 2007 15:45

"Parc interdit aux chiens et aux Juifs!", vous en avez surement entendu parler à l'école, ou par vos grands parents, mais encore une fois ce que la république française dénnonce des nazis, elle en a été elle même la créatrice. Ces petites phrases choc ayant pour but d'humilier un peuple ou langue en l'associant à un acte dégradant, nos grands parents l'ont vécu en Bretagne avant l'arrivée des nazis, avec les affiches "Interdit de parler breton et de cracher à terre".

Il existe des centaines de citations de ministres, de préfets, et de représentant de la république française, qui ont tous eu comme point commun leur racisme contre les bretons et notre culture (tout particulièrement la langue). En voici deux dans le thème du génocide culturel de la langue bretonne.

"Surtout rappelez-vous, messieurs, que vous n'êtes établis que pour tuer la langue bretonne."
Un sous-préfet du Finistère, Discours aux instituteurs.

"Un principe qui ne saurait jamais fléchir: pas un mot de breton en classe ni dans la cour de récréation."
L'inspecteur d'académie Dausimont

Aujourd'hui ce racisme prend une forme rampante, insidieuse et donc plus difficile à combattre. L'Etat français continue d'avoir peur de notre culture.

 

La gauche laïque et républicaine française anti-bretonne...

adsav | 02 decembre, 2007 13:05

  Il existe en France une tradition politique fortement enracinée, qui part des sans-culottes de 1789, passe par les blanquistes au XIXème siècle, traverse le Parti Communiste Français au XXème siècle, et s’exprime aujourd’hui dans la gauche dite laïque et républicaine. Cette gauche trouve son origine, non pas vraiment dans Robespierre et les Jacobins, mais dans les Hébertistes de 1789-1792 : populistes, antireligieux, antiprovinciaux, cocardiers. Aux siècles suivants, le fil rouge en est la Libre Pensée.

         En Bretagne, comme dans beaucoup de régions ou de colonies, la gauche est plutôt une gauche de solidarité. Elle s’est exprimée, non seulement par la revendication sociale, mais aussi par la création de coopératives et de sociétés mutualistes. Plus des deux-tiers du marché bancaire breton est dans les banques mutuelles, et notre agro-alimentaire est dominé par les coopératives. Cette particularité se prolonge aujourd’hui dans les réseaux associatifs, les grands festivals conviviaux et les organisations de solidarité, particulièrement nombreux chez nous.

          La tradition française de gauche laïque est moins une gauche de partage que de dépossession. Sous la bannière de « la patrie en danger », que Blanqui a repris d’Hébert, l’envieux prend volontiers le masque du justicier. Les sans-culottes voulaient déposséder les accapareurs. Les blanquistes en voulaient aux Juifs. Le Parti Communiste aux 200 familles. Aujourd’hui, leurs descendants sont particulièrement indulgents pour le secteur public, qui constitue l’armature de leur Moloch. Mais ils ne comprennent toujours rien à la création de richesse qui se fait mystérieusement dans le secteur privé.

         La démocratie ne peut exister sans identité personnelle et collective. Eh bien, ils combattent aussi la revendication identitaire. Ils n’y voient que turpitudes, subversions étrangères et non-conformités régionales. La dépossession des trop riches de sensibilité, de langues ou de cultures est pour eux une démarche citoyenne.

         En France, plus on idéalise la dépossession (des autres) comme remède aux problèmes sociaux, plus on est à gauche et plus on est laïc. Pour être admis dans cet univers, il faut adopter d’étranges croyances. Ainsi, ils professent qu’il est vital pour la République d’empêcher les poules aux œufs d’or de produire et de se reproduire. Elle ne sont destinées ni à l’élevage intensif ni à l’élevage bio, mais à l’abattoir.

         La tradition du nivellement citoyen par l’appauvrissement matériel, spirituel et culturel existe sous une forme chimiquement pure dans la Libre-Pensée. Elle existe sous une forme comestible, édulcorée à l’aspartame électoral, dans la gauche et l’extrême-gauche laïque et républicaine. Les ouvrages de Zeev Sternhell ou de Marc Crapez ont amplement montré les origines ainsi que les penchants douteux de ce que Crapez a nommé la gauche réactionnaire.

         La pensée expropriatrice a besoin d’un outil d’expropriation. C’est idéalement la révolution sociale, mais c’est toujours, plus concrètement, l’État centralisé. Pour que cela fonctionne, il faut que les dépossédés potentiels soient emprisonnés dans les frontières de l’Hexagone. Malheureusement pour les rejetons du Père Duchesne, les fortunes sont devenues nomades. La culture bretonne a l’humeur vagabonde et navigue dans des réseaux interceltiques. Les poules aux œufs d’or sont devenues des oies sauvages.

        La Bretagne, qui a largement voté à gauche lors des dernières élections présidentielles, sauvera t’elle la gauche française ? Espérons que non. Elle devrait s’aligner, et donc s’appauvrir. Elle y perdrait ce qui fait son succès : ses élans, ses croyances, son langage. Elle a mille fois plus à gagner en étant républicaine comme les insurgents américains ou à la manière irlandaise, plutôt que de tomber dans la tradition française.

       Ségolène Royal affirmait récemment qu’il fallait "réinvestir et actualiser les mythes hérités du passé". Elle en rajoute sur le national-chauvinisme : "l'oubli du sentiment national se trouve au coeur du mal-être français" ; "le drapeau n'appartient pas au Front national, pas plus que La Marseillaise". Pour Malek Boutih, secrétaire national aux questions de société, il n'existe "qu'une seule France". Ce ne sont pas les pires, mais on voit par là que le nivellement d’école primaire est la seule planche de salut à laquelle s’accrochent nos naufragés. Ils nous parlent de Sixième république et rêvent d'un retour à la Troisième. Les discours boulangistes, antidreyfusards, traîne-sabres et taxis de la Marne se portent bien à gauche par les temps qui courent.

      La gauche laïque et républicaine ne nous veut pas de bien. Elle est égoïste, expropriatrice et mécaniquement anti-bretonne. Laissons-la s’étouffer sous l’édredon de ses vieilles certitudes.

 

JPLM
 
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