Blog d'un militant Adsav

Adsav le parti du peuple breton. Adsav est un parti indépendantiste breton.

Compte rendu de la festi manif du 20 septembre à Nantes/Naoned.

adsav | 24 septembre, 2008 13:10

Compte rendu de la festi manif du 20 septembre à Nantes/Naoned.

Le samedi 20 septembre, 10000 de nos compatriotes ont foulé le pavé nantais pour dénoncer les attaques répétées de l’État français contre notre culture, notre langue, en un mot notre identité bretonne. Si la raison initiale de ce rassemblement était la défense du monde associatif breton face au projet de loi visant à « encadrer les pratiques amateurs », il fut aussi question de la défense et de la promotion de notre langue nationale toujours insidieusement en proie à l’acharnement de l’État français, l’exemple de l’ école de Merville à Lorient en étant en cette rentrée scolaire un exemple emblématique.

Il fut également, bien sûr aussi rappelé au cri de « Naoned e Breizh » et « hep Naoned, Breizh ebet! », la bretonnité du pays nantais et l’ attachement de tous les Bretons à leur ancienne capitale.

Parmi la foule des anonymes présents et au milieu des Gwenn-ha-du et de nos différents drapeaux bretons, les militants d’Adsav! le parti du peuple breton, étaient bien entendu présents en nombre, la plupart défilant au milieu de leurs associations respectives.

Contrairement à d’autres, Adsav! avait fait le choix de ne pas défiler sous ses propres couleurs afin que cette manifestation reste celle de tous et ne soit pas confisquée par quelques uns pour servir des intérêts étrangers aux revendications bretonnes.
Si l’insipide tiédeur régionaliste des discours n’était pas faite pour enthousiasmer les nationalistes que nous sommes, la chaleur humaine et la volonté de défense et de promotion de la culture bretonne manifestées par cette marée humaine rassemblée place de petite-Hollande ont ragaillardi les cœurs.

Cette journée a permis de rappeler à l’État français ses devoirs envers une nation bretonne bafouée depuis bien trop longtemps. Les militants d’Adsav! espèrent toutefois que cet évènement ne sera pas un feu de paille. Le combat culturel doit se poursuivre sur le plan politique, ou alors, il aura été mené en vain… Sans l’indépendance et la liberté politique, l’identité bretonne et les revendications culturelles resteront à jamais soumises au bon vouloir de Paris.

Kuzul Meur Adsav !
Le bureau politique
http://www.adsav.info

 

Pour ceux qui n'y étaient pas, vous avez loupé une bonne manif, ça pardonne l'organisation désastreuse de celle de Lorient où on avait défilé en plein zone indus et où personne ne nous voyait. A la prochaine Manif...

L’exode forcé des jeunes Bretons vers la France.

adsav | 15 aout, 2008 16:18

Exil forcé des jeunes Bretons vers la France.Alors que de nombreux Français sont en vacances sur les plages bretonnes, des centaines de jeunes Bretons, suite à l’obtention de leur diplôme, s’exilent en France contre leur volonté pour trouver du travail. Le solde migratoire de la population jeune en Bretagne n’est pas du tout équilibré qualitativement. La Bretagne voit pour l’essentiel “rentrer” des jeunes [français] non diplômés, quand les jeunes Bretons qui bénéficient d’une formation post bac sont toujours contraints à l’exode. La Bretagne, “région” la plus éduquée de France, perd ainsi plus de 1000 jeunes ayant un diplôme de deuxième ou troisième cycle par an. Cet exode des jeunes diplômés bretons est catastrophique à une époque où l’économie de la connaissance est essentielle et alors que deux tiers de ces jeunes [bretons] souhaiteraient “trouver un emploi en Bretagne”. Mais l’absence d’emplois de décisions conforte l’exode des jeunes diplômés [bretons] (les jeunes [bretons] partent ailleurs, et à 85% vers Paris, pour trouver des emplois et des salaires correspondant à leur niveau de formation), ce qui limite d’autant le pouvoir de décision breton. Ce cycle infernal que personne ne parvient pour l’instant à rompre est le drame de notre pays.

Travailler et vivre au pays, OUI !

Extrait du “Livre Blanc de la Bretagne. Enjeux et perspectives.”
Ecrit par Bretagne Prospective, Think tank dans l’idée du CELIB dédié au développement de la Bretagne.
 

Kadarn, jeunesse indépendantiste bretonne !
http://www.kadarn.org

Conférence L'Etat Nation contre les patries, Conclusion : l’indépendance dans l’Europe.

adsav | 24 juillet, 2008 13:33

Conclusion : l’indépendance dans l’Europe

Si je suis venu présenter ici le combat que mène Adsav- qui signifie renaissance- pour le renouveau et l’indépendance du peuple breton, c’est que cette indépendance je la souhaite Européenne. D’un point de vue « technique » la Bretagne pourrait très bien exister de manière égoïste, pour elle-même. L’Islande ou Singapour qui sont moins peuplées que la Bretagne savent très bien se débrouiller. Pourtant, je crois que cet égoïsme n’est pas dans la nature des Bretons, et qu’il existe également un lien trop intime entre la civilisation de l’Occident européen et la culture bretonne pour que nous puissions choisir le splendide isolement. Lorsque le rayonnement de la langue bretonne était maximal au Moyen-âge, les bardes bretons répandaient leurs chants dans tout l’occident. Il en est sorti la « matière de Bretagne», qui a profondément marqué la culture occidentale, puis la vague romantique et jusqu'aux romans héroïques modernes poursuivent cette tradition.

Nous pourrions parler de l’Europe que j’appelle de mes voeux mais ce serait un sujet en soi. Je dirai en quelques mots que mon Europe, c’est « l’Europe aux cents drapeaux » pour reprendre l’expression de Yann Fouéré. Une Europe qui traiterait chacun de ses peuples avec dignité, qui serait organisée sur un mode confédéral et selon les principes de la démocratie directe. Une Europe qui serait comprise comme une véritable communauté de civilisation – un principe charnel – au lieu d’être conçue comme un simple marché ou une extension monstrueuse de la France, c’est à dire un principe désincarné. Cette Europe ne pourra se faire que lorsque les peuples reprendront enfin leurs destinées au lieu de les déléguer à des bureaucraties parisiennes ou bruxelloises qui organisent leur destruction. Face aux dangers qui menacent nos peuples, qu’il s’agisse de la marchandisation de notre existence ou de l’obscurantisme des faux prophètes, j’ai l’intime conviction que le renouveau que nous observons de la Catalogne au Pays Basque, de la Flandre à l’Ecosse porte en germe la survie des européens.
 
Frederig Ar Bouder
Président d'Adsav, le parti du peuple Breton
http://frederig.ar.bouder.adsav.org 

La France en sortir, c’est s’en sortir : L'Etat Nation contre les patries.

adsav | 24 juillet, 2008 13:32

3- La France en sortir, c’est s’en sortir

Les idiots utiles du système Français, qui n’ont pas encore compris qu’ils vivaient dans un tombeau, nous lancent parfois : mais enfin ce n’est pas sérieux une Bretagne indépendante, elle ne serait pas viable. Une version plus « populo » de la même rengaine: que ferez-vous avec vos choux-fleurs…. Certains Bretons se sont parfois laissés impressionner par ce genre d’argument. Nombreux sont ceux qui se sont dit que, s’ils avaient fermé les yeux ou contribué au sacrifice de leur nationalité, au fond, c’était un moindre mal, c’était pour donner un avenir à leurs enfants… Quelle amertume que de découvrir aujourd’hui que cet avenir est bien souvent un exil vers la Seine St Denis, quand ce ne sont pas les problèmes de la Seine St Denis qu’on installe chez nous au nom de l’indivisibilité de la République…

Outre que des Etats bien plus petits que la Bretagne sont parfaitement viables, par exemple le Luxembourg, la Slovénie ou l’Estonie, les naïfs perdent de vue l’essentiel : l’indépendance serait une bouffée d’oxygène pour la Bretagne. Comme elle le fut pour la Norvège en 1905, pour l’Irlande dans les années 1920 et pour les Pays Baltes dans les années 1990. N’oublions jamais, en effet, que la Bretagne est un contributeur net et non l’inverse. Plus que jamais c’est l’Etat français – en pleine dégringolade – qui vit a nos crochets et non l’inverse. Or, quel avantage tirons-nous de cette contribution ? Des infrastructures utiles? Pas vraiment, car le modèle de développement français a détruit le bocage, il menace notre littoral, il fait fermer nos ports. Il est donc un handicap. L’accès à un marché ? C’était vrai autrefois mais désormais l’ensemble de l’Union Européenne est un marché unique. Une monnaie ? Plus depuis que le Franc à disparu. Une armée ? Vous y croyez encore à la grandeur de l’armée française vous ? La rade de Brest ou le champ de tir de Coëtquidan pourrait sans doute être mieux employés. Vos retraites ? Au rythme où vont les choses une solidarité vieillesse bretonne serait plus efficace que la protection d’une France en banqueroute. Des services publics ? Ils sont toujours en grève….

Les Bretons sont en tête des peuples de l’hexagone dans plusieurs domaines, à commencer par l’agroalimentaire, les activités liées à la mer (de la pêche à la plaisance). Notre économie est également dynamique dans le secteur des télécommunications, du textile, des productions culturelles etc. Je vous passe les succès de dynasties industrielles (les Pinault et autres Bolloré), elles ne sont que la partie immergée de l’Iceberg. La Bretagne a même une sorte de Lobby et de Think Tank, l’Institud Lokarn (Institut de Locarn), et un label « produit en Bretagne » qui rassemble plus de 2300 produits. Seulement voila, dire « Bretagne, leader agro-alimentaire de l’hexagone » ne signifie pas grand-chose en soi. Nous vivions dans un monde concurrentiel au sein duquel, pour assurer un avenir à nos enfants, nous devons soutenir la concurrence de pays autrement plus dynamiques que la France, par exemple les Pays-Bas ou le Danemark qui se sont spécialisés dans des domaines comparables. Pour être a la hauteur des enjeux, encore faudrait-il que les Bretons puissent:

• Disposer d’un environnement économique qui favorise l’initiative.
• Pouvoir prendre des décisions pour eux-mêmes
• Pouvoir exploiter leur position géostratégique.

Les ravages causés par l’étatisme du système Français (« la France n’existe que par son Etat »), le coût des prélèvements, la dette, vous les vivez comme nous. Pas besoin de vous faire un dessin. La dépendance vous la subissez également. Rien n’est vraiment possible lorsqu’un peuple ne dispose d’aucun levier économique. Dans notre cas, mais je pense que c’est également le votre, les centres de décision et les sièges sociaux partent vers Paris dès qu’une entreprise atteint une masse critique. Et avec elles, la matière grise….

Pour terminer sur le sujet, j’ajouterai que l’Etat Français nous considère comme une périphérie occidentale de l’hexagone, alors que notre situation géographique nous place au centre d’un arc Atlantique. Pourquoi, avec sa position à la pointe du continent, Brest n’est-il pas le premier port transatlantique d’Europe ? Simplement parce que pour nous Penn ar Bed signifie « pointe, tête du monde » tandis que pour la France cela signifie, Finistère, fin du monde.

Nous sommes en danger de mort : L'Etat Nation contre les patries.

adsav | 24 juillet, 2008 13:31

2- Nous sommes en danger de mort.

Un bon moyen de se débarrasser une fois pour toute des Bretons, c’est de les noyer dans la masse. Deux dangers guettent notre peuple: je les nommerai la « Bretagne riviera » et la « Bretagne banlieue ». Voire un mélange des deux, selon les zones. Il n’échappera à personne que les banlieues de Rennes ou de Nantes ressemblent de plus en plus aux banlieues de Paris – avec le même cocktail explosif d’immigration, de problèmes en tout genre et d’insécurité – et que le golfe du Morbihan se transforme rapidement en une gigantesque zone balnéaire où les Bretons n’ont plus leur place, suivant en cela le destin de villes comme La Baule par exemple.

Le récent rapport Attali indique que la machine à tuer les peuples ne connaît pas de limites. Si nous ne faisons rien, la logique de mort de l’Etat Français nous détruira. Ses « Premières conclusions sur la croissance » font froid dans le dos.

Ce rapport prévoit à l’échelle de l’hexagone de:
-Construire dès à présent 500.000 logements nouveaux par an, en densifiant l’espace urbain.
-Autoriser l’Etat à se réapproprier le foncier disponible des communes dans lesquelles la construction de logements « sociaux » ne répond pas aux objectifs de la solidarité et du renouvellement urbain (loi SRU).
-Inciter massivement les collectivités locales à construire des logements « socialement mixtes » (sic).
-Créer avant 2012 dix ECOPOLIS, villes nouvelles d’au moins 5O.OOO habitants chacune, à la pointe de la technologie et de l’écologie.


La reprise de ces mots d’ordres parisiens à l’échelle de la Bretagne ne laisse pas de doute sur ce qui nous attend si nous ne prenons pas nous-mêmes notre avenir en main. Le journal Ouest France prévoit en effet quatre scénarios pour notre pays (O-F du 1/10/07). Chacune de ces projections est catastrophique dans son genre :

Scénario 1. La Breizh-Riviera : Elle est tellement convoitée qu’elle devient de plus en plus résidentielle (+ 23.000 habitants par an, essentiellement âgés, dont des réfugiés climatiques (sic) . Ils provoquent une telle hausse du prix du foncier que les jeunes ménages sont expulsés (sic) vers le Centre-Bretagne. Heureusement la multiplication des quatre voies sur l’axe nord-sud sauve la Région de l’asphyxie.

Scénario 2. Le Nouveau Tigre Celtique : Résidentielle, la Bretagne est aussi plus productive. Gain : 30.000 habitants par an, ce qui atténue notablement le vieillissement de la région avec la foule des départs en retraite. Une Bretagne au littoral fortement urbanisé.

Scénario 3. La Bretagne laborieuse. Elle produit de plus en plus. Trop. Tellement que cadre de vie et patrimoine ne sont plus préservés. Le littoral est bétonné à outrance, la résidentialisation s’effondre, le solde migratoire baisse à 2O.OOO par an, les tensions s’accroissent entre les villes et le reste du territoire. Seules Rennes, Brest et Vannes s’en tirent, les autres villes reculent.

Scénario 4 . Le reflux. Les Bretons émigrent en masse et pas seulement les étudiants. L’économie ralentit, le coût de l’énergie et des transports s’enflamme, baisse de l’emploi, baisse de la population, territoires déséquilibrés : tout fout le camp (sic), c’est la Bretagne qu’on détricote.


Vous l’avez compris, quelque soit la sauce a laquelle on nous mange, rien de bien bon n’est au programme. On nous offre la richesse et le déracinement ou l’exil et la pauvreté… Le temps presse, il faut tourner la page et imposer notre propre mode de développement qui réponde a nos priorités : un développement équilibré et à visage humain qui respecte le peuple. Pour faire vite, plutôt le modèle Finlandais que le modèle Français : nous voulons que nos enfants puissent rester au pays, et qu’ils puissent adapter la Bretagne

Notre personnalité nationale ne peut s’épanouir : L'Etat Nation contre les patries.

adsav | 24 juillet, 2008 13:29

1- Notre personnalité nationale ne peut s’épanouir :

Conférence état nation contre les patrie, club de la cité nice. Bretagne Adsav.Nous sommes, et nous ne sommes pas les seuls- les Niçois connaissent le même sort soumis à une politique d’acculturation et d’assimilation. Notre langue, c’est à dire l’expression de notre personnalité nationale distincte compte pour peu aux yeux de l’Etat français : dans le meilleur des cas on la tolère, dans le pire on cherche a la faire disparaître. Le résultat ? Elle est en train de crever. Plus d’un million de locuteurs en 1940, a peine 250 000 aujourd’hui, pour la plupart âgés. Pourquoi ? Car le maximum que la France pourra consentir à faire est de la rabaisser au rang de « langue régionale » c'est-à-dire de la promettre au musée. Langue régionale est une formule de rhétorique qui est pour nous un piège. Elle ne vise qu'a justifier la discrimination par rapport à la seule chose « vraiment sérieuse » pour l’Etat français, c’est à dire la langue de la République. J’en profite pour le dire, dès qu'on y réfléchit deux minutes cette expression est ridicule. Les régions de programme- aussi artificielles que les départements- ont été crées en 1972, remettant au goût du jour un découpage arbitraire de 1941. Soit treize siècles après l’émergence du breton ! S'il était une variante "régionale" de quelque chose, le Breton serait une variante du Gallois et du Cornique!

Adsav se bat pour que la société bretonne puisse renaître, non pour que le Breton soit relégué au statut de "langues régionale", c'est à dire d'objet de folklore. Notre but n’est pas de quémander un petit panneau bilingue par ici et par là, et d'avoir dans trente ans 1% des Bretons qui parlent leur langue. Je rappelai que l'apprentissage du breton progresse actuellement de 15% par ans. 0,7% de la population est scolarisée en Breton. Pour que seulement 5% des enfants soient scolarises il faudrait 1000 enfants de plus pendant 28 ans, et ouvrir 40 classes par ans pendant 25 ans. La France n'ira jamais aussi loin que cela...

Le Breton proposé à toutes les familles dans toutes les écoles (87% des bretons sont favorable à son enseignement)? Inconcevable. Une radio ou une télévision, des journaux en Breton comme en ont les Catalans ou les Gallois? Toutes les initiatives ont été torpillées, ce fut récemment le cas de TV Breizh. Sans même parler de pouvoir être jugé dans sa propre langue. Soyons clairs : toutes les initiatives (signalisation, banques, rayons des supermarchés etc.) sont des initiatives émanant de collectivités bretonnes ou d’entreprises privées.

« Je ne veux pas que demain un juge européen ayant une expérience historique du problème des minorités différente de la nôtre, décide qu’une langue régionale doit être considérée comme langue de la République au même titre que le Français.

Car au-delà de la lettre des textes il y a la dynamique des interprétations et des jurisprudences qui peut aller très loin. J’ai la conviction qu’en France, terre de liberté, aucune minorité n’est opprimée et qu’il n’est donc pas nécessaire de donner à des juges européens le droit de se prononcer sur un sujet qui est consubstantiel à notre identité nationale et n’a absolument rien à voir avec la construction de l’Europe. »
Nicolas Sárközy, discours Besançon (13/03/07)

En matière de langue les choses sont claires seul un état qui se donnerait les moyens d’une vraie politique linguistique pourrait renverser la vapeur. Et c’est possible ! En consacrant 2% de leur budget, les Basques (du côté espagnol de la frontière, bien entendu) ont fait progresser la pratique de leur langue de 20% à 30% au cours des dix dernières années. La France a comme priorité de financer des animateurs bidons dans des quartiers sensibles. Nous, nous préférerions sauver notre langue.

Conférence L'Etat Nation contre les patries, Introduction.

adsav | 24 juillet, 2008 13:24

Vous trouverez en plusieurs articles (car assez longue) l'intervention du président d'Adsav lors d'une conférence à Nice intitulée "L'Etat Nation contre les patries", cette intervention date de février 2008, je ne la retranscrit ici que maintenant car je la trouve très pertinente, et malheureusement Adsav n'a pas choisit de la diffuser largement en raison des priorités du moment de l'actualité.
 
Voici donc le discours du président d'Adsav, Frederig Ar Bouder, l'Etat Nation contre les patries.


Frederig Ar Bouder, club de la cité à Nice Je tiens à remercier tout d’abord le Club de la Cité de m’avoir invité a m’exprimer devant vous ce soir, ainsi que la Kevrenn Occitania qui fait toujours un travail formidable. Trugarez Henri !

An neb a venn, hennezh a c'hall
An neb a c'hall a gas ar Gall

A gas ar Gall, a harp e vro,
Hag eviti ter ha tero !

Le tribut de Nominoë, Barzaz Breizh




Si j’ai voulu commencer cette allocution par quelques vers tirés notre épopée nationale, le Barzaz Breiz, c’est que note langue- « ar brezhoneg »- est le premier marqueur de notre appartenance collective et de notre originalité parmi les peuples. Il est difficile de comprendre quoi que ce soit à la permanence de la tradition nationale bretonne sans avoir à l’esprit cette réalité ethnolinguistique d’une part, et sans connaître notre passé de nation souveraine, d’autre part.

Le peuplement massif de l’Armorique par les Bretons insulaires- venus de « Grande »-Bretagne- entre les IIIe et VIe siècles de notre ère va donner sa physionomie à mon pays. D’abord conglomérat de petits royaumes, puis royaume unifié après la victoire de Nominoë sur les Francs en 841, désigné ensuite sous le nom de « Duché » - mais duché souverain - la Bretagne s’est gouvernée à sa guise pendant près de mille ans, jusqu'à la défaite de St Aubin du Cormier de 1488 qui plaça mon pays dans la sphère d’influence française. L’Union de la Bretagne à la France fut imposée en 1532. Depuis cette époque, on assiste à des tentatives répétées d’émancipation. Pour en citer quelques unes : la tentative du duc de Mercoeur au XVIe siècle ; la conspiration du Marquis de Pontcallec, au XVIIIe siècle ; la Conjuration Bretonne, d’Armand-Charles de la Rouërie (le « colonel Armand »), durant la Révolution française ; la proclamation de l’indépendance bretonne à Pontivy en 1940, et j’en passe.

Sans s’affilier à aucun de ces ancêtres en particulier, Adsav, le parti du peuple breton s’inscrit dans cette lignée. Adsav signifie, renaissance, renouveau. Notre but principal est le retour à la normale si j’ose dire, c'est-à-dire, une nation bretonne qui prend sa place dans le concert des nations européennes. Une nation que je me plais parfois à mettre en parallèle avec le Danemark. Taille et populations comparables, position stratégique supérieure, tradition maritime identique, puissance agroalimentaire similaire, puissance industrielle et technologique sensiblement inférieure, mais pas dans des proportions ridicules.

L’indépendance : pourquoi il est urgent de la faire

Seulement voilà, la Bretagne n’est pas encore un second Danemark. Et il y a un os de taille: le lien de sujétion qui nous entrave, menace directement notre personnalité. Je vous passerai le « blabla » et les formules creuses pour aller à l’essentiel, en bon Breton. Le lien de sujétion signifie, en clair que :

Notre langue est en danger de mort
Notre peuple lui-même risque de disparaître

Français, arrêtez de jouer avec notre langue !

adsav | 21 juin, 2008 11:38

Français, arrêtez de jouer avec notre langue !

La France rétablit la peine de Mort pour la langue Bretonne.
C'est avec une certaine ironie que l'amendement qui introduisait la notion de "langues régionales" dans la Constitution de la république française a été repoussé par le Sénat après avoir été voté en grande pompe par l'Assemblée "nationale".
Adsav, le parti du peuple Breton, ne s'étonne nullement de ces revirements qui, une fois de plus, font perdre du temps à ceux qui auraient pris au sérieux les gesticulations des politiciens français.
On notera au passage que les partis français soi-disant « ouverts » sur la question, comme l'UDF, ont voté de manière tout aussi hostile que des partis réputés centralisateurs comme l'UMP ou le PC. Voici une preuve de plus qu'il n'y a rien à attendre de bon des partis français.

Plus que jamais, il apparaît de manière évidente que la langue bretonne ne sera sauvée que par nous mêmes, Bretons, et que cette tache ardue nécessite une maîtrise pleine et entière de notre politique linguistique. Une politique linguistique digne de ce nom suppose bien entendu au préalable de mettre un terme aux liens de sujétion qui nous enchaînent à la France. Au cours du temps, l'état français sous toutes ses formes n'a apporté que des preuves de son hostilité au maintien de notre personnalité. Toute cette affaire conforte Adsav dans ses choix: nous n'avons pas à trancher entre la fossilisation de notre langue par le biais d'un statut de "monument historique" ou son éradication pure et simple.

La langue bretonne n'appartient pas à la France; le peuple Breton l'a reçue en héritage et c'est à lui de la faire vivre, en toute indépendance.



Kuzul Meur Adsav,
Bureau Politique d'Adsav
http://www.adsav.info/

Rave party en Bretagne (Briec) : Adsav, le parti du peuple breton dit stop

adsav | 14 juin, 2008 21:50

Rave party en Bretagne (Briec) : Adsav, le parti du peuple breton dit stop

Terrain de la rave party à Briec à proximité des habitations Lors des dernières élections cantonales, le candidat d'adsav le parti du peuple breton mettait en garde la population du canton de Briec contre la tenue de « raves » organisées par l'état français. 3 mois plus tard, le cauchemar est bien réel à Briec. Réquisitionnés contre l'avis des propriétaires, plusieurs hectares sont livrés à des milliers de personnes durant ce week-end.
Fidèle à son esprit colonialiste, l'état français impose donc une nouvelle fois ce type de rassemblement, qui est organisé aux frais des contribuables bretons. Les pires conséquences sont a craindre: ces manifestations détruisent notre environnement et alimentent le trafic de drogue.

Dans ces conditions on peut s'étonner que le maire de Briec, Monsieur LE PANN, ait renoncé à saisir le tribunal administratif pour empêcher la tenue de la rave party. Interrogé à ce sujet il nous a répondu qu'il n'aurait pas voulu jeter de l'huile sur le feu. C'est oublier que la sauvegarde de la Bretagne passe avant les bonnes relations avec la Préfecture, surtout lorsque celle-ci se fait le relais de décisions hostiles prises depuis Paris.

Adsav, le parti du peuple breton relève par ailleurs que l'ensemble des brigades de gendarmerie du département semblent avoir été mobilisées pour l'occasion. Cette decision indique l'ampleur du péril. Nous posons une question: comment l'état français compte-t-il assumer ses responsabilités en matière de sécurité des personnes et des biens sur le reste du Finistère? Une fois de plus nous ne devons rien attendre de la France « fin de règne » qui marche sur la tête.


Adsav, le parti du peuple breton appelle tous les bretons à se prendre enfin en mains et à choisir leur destinée pour ne plus avoir à supporter les choix autoritaires de l'état français colonialiste.



Pour le Kuzul Meur,
Ronan LE GALL
eil pen rener Adsav
vice-président d'Adsav

http://ronan.le.gall.adsav.org

A quand les réserves indigènes de Bretons ?

adsav | 04 juin, 2008 19:57

Révision de la Constitution française: à quand des réserves indigènes
pour enfermer les Bretons?


La France vient de modifier sa Constitution afin de faire une place à ce qu'elle appelle les « langues régionales ».
N'en doutons-pas, le breton fait partie de la liste.
Adsav, le parti du peuple breton, comprend la joie de nombreux compatriotes qui espèrent ainsi endiguer la francisation de la Bretagne. Il est malheureusement de notre devoir de rappeler l'évidence: cette joie se nourrit de vaines illusions.
En réalité, lorsqu'on y regarde de près, l'initiative française ne s'accompagne d'aucun projet sérieux. Il n'est pas prévu de concéder aux Bretons les pouvoirs minimums qui permettraient de maintenir la langue bretonne en vie : rien au sujet de la maîtrise de l'enseignement, des médias, de l'administration, c'est à dire les leviers qui permettraient de conduire une véritable politique linguistique à l'image de celle menée par d'autres peuples sans Etat comme les Gallois ou les Catalans.
Il n'a pas non plus échappé au parti du peuple breton que cette fumeuse appellation de « langues régionales » donne désormais un vernis constitutionnel à la discrimination linguistique anti-bretonne. Comment ne pas percevoir que l'Etat français aura bon jeu de justifier les pires injustices et discriminations sur la base de l'inégalité, désormais officielle, entre « langue de la république » et « langues régionales » ?
Dans les enceintes internationales l'Etat français pourra désormais se draper dans sa sacro-sainte Constitution pour justifier les pires vexations.
Et lorsque les collectivités bretonnes voudront aider le breton de manière trop « ostentatoire » l'administration saura les rappeler à l'ordre au nom de la primauté du français. En fait ce que les députés français ont fait, c'est introduire un nouveau principe d'Inégalité qui confinera notre langue dans le rôle de « patois ». C'est à dire qu'ils ont laissé libre cours à leurs fantasmes linguistiques d'un autre âge.
La prochaine étape? Organiser la fossilisation du breton par voie législative et réglementaire. N'en doutons-pas, le travail sera bel et bien fini lorsque la France aura mis en place des réserves indigènes pour enfermer les Bretons…

Kuzul Meur Adsav!
Le bureau politique

http://kadarn.org/wp-content/gallery/visuels-bretons/langue-bretonne.jpg

Ballon 2008, Journée nationaliste Bretonne

adsav | 04 juin, 2008 19:56

Comme chaque année, Adsav, le parti du peuple Breton, organise la commémoration de la victoire des troupes bretonnes face à l'envahisseur franc qui a eu lieu à Ballon en 845. Cette commémoration se déroulera dimanche 8 juin 2008 à 11 heures, place Nominoë à Bains-sur-Oust  (à quelques kilomètres de Redon).

Cette journée est ouverte à toutes et à tous, venez avec vos amis, votre famille, et n'hésitez pas à apporter gwenn ha du, kroaz du, et autres drapeaux bretons.

Soyons tous présents, pour affirmer haut et fort notre nationalisme breton.

Journée nationaliste bretonne de Ballon.

Vidéo Bretagne Congo, victoire de la Bretagne.

adsav | 22 mai, 2008 13:24

http://www.dailymotion.com/video/x5ig2t_bretagne-congo-20-mai-2008-a-saint_sport

A voir absolument, résumé des buts et entrée des joueurs.

Et une autre vidéo sur You Tube cette fois.

 

 

Football : Victoire de la Bretagne sur le Congo (3-1)

adsav | 21 mai, 2008 12:49

Le match opposant l'équipe de Bretagne à l'équipe du Congo s'est soldé par une victoire des Diaouled Du (Diables noirs en breton). Le premier but pour la Bretagne marqué par Nicolas Haquin à la 36ème minute, le second par Yann Lachuer à la 53ème minutes, et le troisième à la 65ème minute par Fabien Robert. Le Congo a sauvé l'honneur en inscrivant un but à la 80ème minute par Batota.

Signalons que les 90 minutes de match furents animés par le Kop Breizh, groupe apolitique de supporters de l'équipe de Bretagne, qui ont chantés sans interruption pendant tous le match, et qui ont agités de nombreux drapeaux Bretons et calicots, tous les buts de la Bretagne ainsi que le coup de siflet final furent salués par des fumigènes et des chants qui résonnaient au plus fort.

Espérons que la Bretagne n'ai pas à attendre de nouveau 10 ans pour que la Fédérations Française de Football l'autorise de nouveau à jouer. 

Plus que jamais, la survie de la langue bretonne passe par l'indépendance

adsav | 12 mai, 2008 11:18

Plus que jamais, la survie de la langue bretonne passe par l'indépendance

La France rétablit la peine de mort pour la langue bretonne En organisant un simulacre de débat sur les soi-disant « langues régionales », prélude à l'affirmation solennelle de son opposition à tout changement de politique linguistique, la France vient une fois de plus d'organiser une opération de propagande à grande échelle pour son modèle de gouvernement: la prison des peuples. Adsav! , le parti du peuple Breton, rappelle que le débat qui s'est déroulé à l'Assemblée nationale française sur les prétendues « langues régionales » a tenu de la mauvaise farce. En mettant sur le même plan des langues nationales de culture, comme le Breton, et des variations locales du Français, le débat était déjà bien mal amorcé: il pataugeait dans le provincialisme d'un autre temps. Pourquoi Mme Christine Albanel, ministre de la Culture française, cru-t-elle bon d'affirmer haut et fort le refus de son gouvernement de ratifier la Charte européenne des langues minoritaires ? Sans doute dans le but de promouvoir une fois de plus « l'exception française », car il aurait suffit de prendre acte de la violation permanent des textes des Nations Unies en la matière pour comprendre que l'Etat français n'a aucune intention de changer de politique linguistique. Un peu de clarté dans ce domaine aurait évité au contribuable breton de payer les frais d'un « débat » inutile.

Alors qu'on cherche à distraire les Bretons des vrais enjeux linguistiques, alors qu'on leur fait perdre un temps précieux, Adsav, le parti du peuple Breton, rappelle solennellement que la langue bretonne n'est pas une sous-variante régionale d'on ne sait trop quoi, mais la langue millénaire du peuple Breton. Ce peuple, d'origine celtique et insulaire existait déjà avant que l'Etat français ne se constitue. Nous n'avons de leçons à recevoir de personne en matière linguistique et c'est à nous, Bretons, qu'il appartient de défendre notre héritage culturel. Sans politique linguistique ambitieuse qui mette en valeur le breton dans l'éducation et les medias, notre langue, dont le nombre de locuteurs décline rapidement, ne passera pas le cap du XXIe siècle. Sans gouvernement breton pour organiser cette tâche, les minces succès seront illusoires. Plus que jamais, sauver la langue bretonne passe par le retour à l'indépendance de notre vieille nation.

Kuzul Meur Adsav! Le bureau politique

 

La France rétablit la peine de mort pour la langue bretonne

 

 

Découvrez les galeries d'images et autocollants de Kadarn.

adsav | 08 mai, 2008 00:17

Découvrez les galeries d'images et autocollants de Kadarn, la jeunesse indépendantiste bretonne. 

Ce visuel a été édité sous forme d'autocollant en 5000 exemplaires. Kadarn a édité plusieurs autocollants afin d'attirer l'attention de la jeunesse Bretonne sur la situation de la Bretagne. La Bretagne est une nation européenne, une nation conquise par la France, mais heureusement non soumise !

Europe des peuples
Breizh Da Gentañ, Europa.

 

 

 

Pouvoir tous les visuels utilisés par Kadarn et Adsav pour des autocollants, rendez vous sur le site de Kadarn rubrique "Galerie des autocollants".

http://kadarn.org/galerie-des-autocollants-kadarn/ 

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