Blog d'un militant Adsav

Adsav le parti du peuple breton. Adsav est un parti indépendantiste breton.

Robespierre (Maximilien), xénophobe

adsav | 01 novembre, 2007 23:10

Robespierre est avocat à Arras. Pour se faire élire député en 1789, il écrit un appel à la nation artésienne, dans lequel il attaque les fonctionnaires, l'administration centrale, et le fisc.
Evidemment, une fois élu, il sera parisien, centraliste et inventeur de nouveaux impôts. C'est le début d'une carrière d'incorruptible.

 

" A la nation artésienne "  (Extraits)

Les majuscules et la ponctuation ont été conservées, la graphie a été rafraîchie par rapport à l'exemplaire que la BNF a mis à disposition sur internet.

Démagogie à usage général :


          " Il est temps d'avertir la Nation Artésienne des pièges funestes dont on l'environne ; il est temps de l'inviter à réfléchir sur les objets qui intéressent le plus essentiellement son bonheur. Nous croyons qu'il n'en est pas de plus important pour elle, que de rappeler les États particuliers de cette Province aux véritables principes de leur Constitution ; & d'adopter de sages mesures, pour parvenir à cette réforme salutaire ; & il nous semble que nous remplirons le devoir d'un bon Citoyen, en développant ici toutes les raisons qui démontrent la nécessité de la poursuivre, avec autant d'activité que de persévérance.

          Le véritable moyen d'anéantir les abus qui causent les malheurs publics est d'aller droit aux sources principales d'où ils découlent. Or la première source des malheurs d'un Peuple, ce sont les vices de son gouvernement ; aussi l'expérience nous prouvera elle bientôt que l'Artois doit attribuer la plupart des siens aux vices qui ont dénaturé la véritable constitution des États à qui son administration était confiée.

          Commençons par reconnaître ces vices, en les rapprochant des principes fondamentaux de notre droit public.
          Qu'est ce que des États Provinciaux ? C'est l'Assemblée des Représentants de tous les Ordres des Citoyens, chargés de leurs pouvoirs, pour veiller, en leur nom, au maintien de leurs droits, & pour présider à l'administration de la chose publique. "


Sympathie envers le clergé

         Il résulte en général de tout ce que nous venons de dire, que les Membres du Clergé qui prennent séance aux États, ne représentent en aucune manière l'Ordre du clergé ! Et de quel droit a-t-on exclu les Curés, et tous les autres Ecclésiastiques, la classe, sans contredit, la plus nombreuse, la plus utile de ce Corps, la plus précieuse par ces rapports touchans, qui l'unissent aux besoins et aux intérêts du Peuple ? (...)


Contre les fonctionnaires

          " Qu'est-ce que la Chambre du Tiers-Etat ? Une Assemblée des Députés nommés par les Corps Municipaux des dix Villes de la Province. Mais ceux qui composent ces Corps municipaux, qui les a nommés eux-mêmes ? Sont-ce les habitants des Villes ? Non. On leur a ravi ce droit sacré de choisir eux-mêmes leurs Officiers, leurs Administrateurs particuliers ; droit aussi ancien que la Monarchie, & qui étoit fondé sur les mœurs et sur la constitution des Gaulois et des Belges nos aïeux ; droit qui, après quelques siècles d'oppression, nous avait été rendu, aussi-tôt que le Peuple eut commencé à fouler un peu le joug de la tyrannie féodale qui l'accablait, comme le signal, le gage & la base de nos libertés : un Edit, un seul Edit dicté par le génie fiscal d'un Ministre abhorré, a suffi pour nous l'enlever. (...)

          Ainsi donc, ces mêmes Officiers Municipaux, dont le pouvoir est une atteinte continuelle à nos droits, qui n'ont même aucune qualité constitutionnelle & légale pour administrer les Villes, se font de cette usurpation même, un titre pour s'emparer encore de l'administration de la province, à l'exclusion et au mépris de tous les Citoyens, qui tous y sont appelés, & qui seuls peuvent conférer le pouvoir d'y voter ! Eux qui, quand bien même ils seraient choisis par les Habitants des Villes, pour les administrer, n'auroient aucun droit de nous représenter aux Etats Généraux de la Province, puisque leurs pouvoirs seraient circonscrit par l'objet & par la nature même de leur mandat, au régime des Communes qui les auraient élus.(...)


          Citoyens, considérez donc d'abord la distance énorme qui sépare des Etats vraiment nationaux, de ces commissions inconstitutionnelles, qui osent usurper ce nom auguste."


Contre la centralisation

          " N'est-il pas naturel que ces prétendus Administrateurs eux-mêmes, qui connaissent leur faiblesse, aiment mieux sacrifier insensiblement une partie des privilèges de leur Pays, à la crainte de voir anéantir cette autorité, qui est devenue en quelque sorte leur propriété, ou, si l'on veut, au désir d'élever leur fortune particulière sur la ruine de leur Patrie ? Oui, n'en doutez pas, c'est par les vices monstrueux de cette constitution dégénérée, que divers Pays d'Etats ont perdu successivement la plus grande partie de leurs privilèges, dès qu'il a plu au Ministère de les attaquer ; &, sans m'écarter de notre Histoire particulière, ne trouvons nous pas une preuve frappante de cette vérité, dans ce qui s'est passé en 1787, aux Etats d'Artois, lorsque les Ministres d'alors leur proposèrent d'ajouter, à la masse des charges accablantes qui écrasaient nos malheureux Citoyens, un impôt de 300 000 livres ? (...)

          Portez vos regards sur les temps antérieurs ; & voyez avec quelle facilité effrayante vos privilèges ont été sacrifiés successivement, en moins d'un siècle, aux caprices & à l'ambition des Ministres ; par la faiblesse de votre Administration. Songez qu'en 1640, époque de votre réunion à la Couronne de France, les impositions de cette province étaient presque bornées à ce qu'on appelle l'ancienne composition d'Artois ; que vos Capitulations vous garantirent encore, de la manière la plus solennelle, la conservation de tous vos privilèges, dont l'un des principaux, fondé d'ailleurs sur les maximes essentielles de toute société humaine, consistait dans le droit de ne pouvoir être assujetti à aucune taxe, sans votre consentement exprès ; & voyez la masse épouvantable de vos impositions actuelles ... Songez à cette dette énorme de huit millions cent vingt et un mille livres, qui pèse sur cette malheureuse province, si peu étendue, & qui trouve si peu de ressource dans l'industrie de ses Habitants ; sans que les exactions les plus révoltantes du Gouvernement aient jamais éprouvé le moindre refus de la part des Administrateurs dociles qui osaient se charger de consentir pour vous à votre propre ruine. "


Robespierre, indépendantiste artésien ?

" Ce qui étonnera encore plus, c'est que cette Province paie les droits d'entrée et de sortie aux barrières de la Picardie, parce que, suivant le Code de la Ferme, elle est réputée étrangère au Royaume ; tandis qu'on la dépouille des franchises dont nous venons de parler, quoiqu'elles lui soient assurées par le même titre, de manière qu'on la considère comme étrangère, pour lui imposer de nouvelles charges, & qu'on lui ôte cette qualité, pour la priver des droits qui en étaient la conséquence et le dédommagement. "



Des complots partout

 
         Robespierre est élu par la nation artésienne. Mais à Paris, plus question de l'Artois. Il adhère au club jacobin et gravit les marches du pouvoir. Il devient " l'Incorruptible ".
          Il entraîne les députés à voter le décret du 22 prairial sur les suspects. C'est le début de la Grande Terreur. En 10 mois, de septembre 1793 jusqu'à la chute du dictateur jacobin le 27 juillet 1794, la chasse aux suspects et aux étrangers va faire environ 40.000 victimes. 17.000 victimes sont guillotinées. Les autres sont noyées, fusillées, ou massacrées de diverses manières, selon les directives locales du pouvoir et les fantaisies des assassins.
          Robespierre est le père du républicanisme français.

          Les discours du grand homme se ressemblent tous. Il est facile de les caractériser à partir d'une analyse lexicale. Plus de la moitié des textes consiste en accusations, soupçons, insinuations. Dans le quart du reste, Robespierre se plaint d'être calomnié. Pour le reste, ce sont des formules chocs, des enflures.


La haine des étrangers

La xénophobie est une des constantes de la pensée de Robespierre.

           " Est-ce dans le moment où vous n'avez pas assez de vertu, de sagesse & d'énergie pour dompter tous les ennemis extérieurs & intérieur de la liberté, que vous devez chercher à comprimer le zèle, l'effervescence même du patriotisme ? Est-ce dans le moment où des traîtres s'agitent de toutes parts, que vous devez supprimez les comités de surveillance, les comités révolutionnaires que le peuple, fatigué des trahisons, a choisi pour déjouer les complots, & opposer une force active aux efforts de l'aristocratie ? [...]
          Je me résume, & je fais les propositions suivantes : 1° Faire une loi qui bannisse les étrangers. 2° Renvoyer au Comité de salut public à présenter des mesures sur les suites du décret d'arrestation prononcé contre une partie de ses membres. 3° Sur le reste du projet de votre Comité, passer à l'ordre du jour. "
                                                                                                                                       (8 juin 1793)


          " Je me défie indistinctement de tous ces étrangers dont le visage est couvert du masque du patriotisme, & qui s'efforcent de paraître plus républicains & plus énergiques que nous. Ce sont ces ardents patriotes qui sont les plus perfides artisans de nos maux. Ils sont les agents des puissances étrangères, car je sais bien que nos ennemis n'ont pas manqué de dire : Il faut que nos émissaires affectent le patriotisme le plus chaud, le plus exagéré, afin de pouvoir s'insinuer plus aisément dans nos Comités & dans nos assemblées ; ce sont eux qui sèment la discorde, qui rôdent autour des citoyens les plus estimables, autour des législateurs même les plus incorruptibles ; ils emploient le poison du modérantisme & l'art de l'exagération pour suggérer des idées plus ou moins favorables à leurs vue secrètes (...).

          Ce sont ces agents qu'il faut atteindre, c'est à eux qu'il faut parvenir en dépit de leur art perfide & du masque dont ils ne cessent de se couvrir. Ces agents là sont de tous les pays. Il y a des Espagnols, des Anglais, des Autrichiens ; il faut les frapper tous. La mesure est rigoureuse, elle pourra atteindre quelques philosophes amis de l'humanité ; mais cette espèce est si rare, que le nombre des victimes ne sera pas grand. D'ailleurs, cette espèce est si généreuse & si magnanime, qu'elle ne s'aigrira pas contre les mesures qui doivent assurer la prospérité de la France, le bonheur du genre humain & de la terre même qui leur a donné le jour, & où la tyrannie domine encore ".
(16 octobre 1793)


          " Quelques petites violations de territoire, des chicaneries inutiles et minutieuses, des injures gratuites insérées dans les journaux, une intrigue très active, dont les principaux foyers sont Genève, le Mont-Terrible, et certains comités ténébreux qui se tiennent à Paris, composés de banquiers, d'étrangers et d'intrigants couverts d'un masque de patriotisme, tout a été mis en usage pour les déterminer à grossir la ligue de nos ennemis. "
(Discours prononcé à la Convention le 27 brumaire an II, (17 décembre 1793)


" Les étrangers ont paru quelque temps les arbitres de la tranquillité publique. L'argent circulait ou disparaissait à leur gré. Quand ils voulaient, le peuple trouvait du pain ; quand ils voulaient, le peuple en était privé ; des attroupements aux portes des boulangers se formaient & se dispersaient à leur signal. Ils nous environnent de leurs sicaires, & de leurs espions. "
(Prononcé à la Convention le 25 décembre 1793)


" Vous apercevez d'un seul coup d'oeil tout le système de conspiration qui se développe ; vous distinguez les étrangers cherchant, par le moyen de certains fripons, à ressusciter le girondisme. "
(8 janvier 1794)

" Je demande que la société, au lieu de s'occuper d'un objet particulier, s'occupe au contraire d'étouffer toutes les factions & particulièrement celle de l'étranger. "
(19 mars 1794)

" Il est indifférent pour l'étranger que l'une ou l'autre des deux factions triomphent.(...). L'étranger doit protéger toutes ces factions sans s'attacher à aucune. Que lui importe qu'Hébert expie ses trahisons sur l'échafaud, s'il se trouve après lui d'autres scélérats qui veulent perdre la République, & égorger tous ceux qui ont combattu constamment contre les traîtres & les tyrans. Tous ces scélérats ligués avec l'étranger, comptent pour rien la République. "
(21 mars 1794 - 1er germinal An II)


" Ce qui nous intéresse est de savoir si tel est un conspirateur, s'il a jeté dans la société civile des ferments de discorde pour détruire la liberté, en un mot s'il a été attaché à la faction de l'étranger. "
(15 mai 1794 - 26 floréal An II)


          " Il y a deux peuples en France.
          L'un est la masse des citoyens, pure, simple, altérée de justice et amie de la Liberté : c'est ce peuple vertueux qui verse tout son sang pour fonder la République qui en impose aux ennemis du dedans et ébranle les trônes des tyrans.
          L'autre est ce ramassis d'ambitieux et d'intrigants, c'est ce peuple babillard, charlatan, artificieux, qui se montre partout, qui persécute le patriotisme, qui s'empare des tribunes et souvent des fonctions publiques ; qui abuse de l'instruction que les avantages de l'ancien régime lui ont donnée, pour tromper l'opinion publique ; c'est ce peuple de fripons, d'étrangers, de contre-révolutionnaires hypocrites, qui se place entre le peuple français et ses représentants, pour tromper l'un et calomnier les autres, pour entraver leurs opérations, pour tourner contre le bien public les lois les plus utiles et les vérités les plus salutaires.

       Tant que cette race impure existera, la République sera malheureuse et précaire, C'est à vous de la délivrer par une énergie imposante et par un concert inaltérable.
        Ceux qui cherchent à nous diviser, ceux qui arrêtent la marche du gouvernement, ceux qui le calomnient tous les jours près de vous par des insinuations perfides, ceux qui cherchent à former contre lui une coalition dangereuse de toutes les passions funestes, de tous les amours-propres irascibles, de tous les intérêts opposés à l'intérêt public, sont vos ennemis et ceux de la Patrie ; ce sont les agents de l'étranger. "
(Discours du 26 mai 1794)

          " Quand l'énergie républicaine eut confondu ce lâche système & fondé la démocratie, l'aristocratie & l'étranger formèrent le plan de tout outrer & de tout corrompre. (...)

          Que voulaient-ils ceux qui, au sein des conspirations dont nous étions environnés, au milieu des embarras d'une telle guerre, au moment où les torches de la discorde civile fumaient encore, attaquèrent tout-à-coup tous les cultes par la violence, pour s'ériger eux-mêmes en apôtres fougueux du néant, & en missionnaires fanatiques de l'athéisme ? Quel était le motif de cette grande opération tramée dans les ténèbres de la nuit, à l'insu de la Convention nationale, par des prêtres, par des étrangers & par des conspirateurs ? "
(Discours du 7 mai 1794)


" Je suis loin d'imputer les abus à la majorité de ceux à qui vous avez donné votre confiance ; la majorité est elle-même paralysée et trahie ; l'intrigue et l'étranger triomphent. "
(Dernier discours, 8 thermidor an II)

Source : ContreCulture

L'invasion militaire de la Bretagne par la France en 1488, une invasion illégitime et illégale !

adsav | 31 octobre, 2007 15:20

Au moment ou les armées françaises entrent en Bretagne, au mois de mai 1488, l'annexion du Duché Souverain, pays étranger à la France, est préméditée de longue date.

Louis XI ayant détruit les Etats bourguignons, en 1477, donne ordre à son fils, le Dauphin Charles, d'attendre que les choses soient plus « mûres » pour faire « tomber » la Bretagne, pays détesté, mais bardé de forteresses sur toutes ses frontières, et allié à toutes les puissances voisines. A cette époque, contrairement à ce que l'on pense, les grands principes du Droit international sont déjà en place. On n'envahit pas un pays souverain n'importe comment, certainement pas parce qu'on possède comme seul argument d'avoir une armée plus puissante. IL FAUT SE DONNER UNE RAISON PLAUSIBLE, au regard de la communauté internationale, pour déclencher la guerre, et mettre ses armées en action.

En 1487 et en 1488, le prétexte tant attendu se présente. Plusieurs grands seigneurs français, en délicatesse avec Anne Beaujeu, fille de Louis XI et soeur du jeune roi Charles VIII, qui gouverne la France d'une main de fer, se réfugient en Bretagne. Parmi eux: Louis d'Orléans, cousin du Roi et héritier de la couronne; Jean de Chalon, prince d'Orange; Odet d'Aydie, comte de Comminges; le comte de Dunois ......

Officiellement, il s'agit, pour la France, de s'emparer de ces seigneurs, et de les punir. François II, duc de Bretagne, est sommé de remettre les « malveillants » du royaume aux officiers du roi, ou de les chasser de ses Etats. Le caractère chevaleresque du Duc a été décrit par les chroniqueurs: il refuse. On n'espérait pas tant: Anne de Beaujeu et Charles VIII ont enfin trouvé une raison suffisante pour faire marcher les armées françaises contre la Bretagne. Par Traité, le roi S'ENGAGE A RETIRER SES TROUPES dès que le duc d'Orléans, le comte de Dunois, le prince d'Orange, le comte de Comminges et leurs gens auront quitté le pays.

Mais ce n'est pas de cela qu'il s'agit. Le prétexte est trop beau; il risque de ne pas se renouveler avant longtemps: on va donc faire marcher les troupes, tout détruire, et, si possible, tout conquérir. C'est une nouvelle félonie à l'égard de la Bretagne. Mais celle-ci va être fatale au Pays. Le processus étant enclenché, ne se terminera qu'en 1532, par une annexion fallacieusement déguisée en Traité.

La preuve péremptoire des intentions françaises résulte de la lettre du roi Charles VIII, en date du 11 mars , nommant Louis de la Trémoille Lieutenant Général de l'Armée du Roi en Bretagne. Cette lettre est terrible. Dans le processus actuel de réappropriation par les Bretons de leur véritable Histoire, elle est d'un poids considérable. Les faits sont aggravés par les considérations suivantes:

- La Bretagne est un pays pacifique; son seul désir est d'être en paix avec ses voisins; - En accordant le droit d'asile à quelques seigneurs français, le Duc ne fait que son devoir. Ce droit d'asile est traditionnel, et d'ailleurs bilatéral . On en trouve les premières traces dans Grégoire de Tours (au VI ème siècle !). La France, de son côté, agit de même, en accueillant sur son sol les seigneurs mécontents fuyant leur pays. Au cours des décennies qui ont précédé, elle a, notamment, accueilli nombre de Bretons, en particulier l'ennemi le plus virulent du Duc: son propre beau-frère le Vicomte Jean II de Rohan. Il s'agit donc bien d'un prétexte, en aucun cas d'une raison légitime. La Bretagne, au demeurant, ne dispose pas d'une armée suffisamment puissante pour agresser la France, et n'a aucune intention de le faire. Le Duc, selon les chroniqueurs, est « bon homme », et n'a nulle intention de se lancer dans une aventure pareille. - Le mensonge des Français est patent. Or, le droit de l'époque interdit les guerres sans objet légitime, destinées à nuire, à plus forte raison de s'emparer des Etats et des territoires d'autrui. Ces guerres sont considérées comme des « voleries » (= des vols, en français moderne). - Le Duc de Bretagne est souffrant, depuis des années. Ses filles sont mineures. Le devoir impératif du roi de France est de protéger ses deux jeunes parentes. Au contraire, la France met à profit l'état de vulnérabilité de la Bretagne pour l'envahir.

En termes moraux, l'entreprise est ignoble, à tous égards. En termes juridiques, la guerre faite à la Bretagne, est une guerre INJUSTE: elle n'a aucun objet légitime; elle n'est pas destinée à corriger une injustice; elle n'a pas pour objectif de ramener la paix, mais de faire la guerre; elle poursuit le but, non dissimulé, de faire le mal, et de s'emparer du bien d'autrui.

Docteur en Histoire Louis Melennec, président du groupe Histoire et identité



Histoire et Identité est un groupe d'historiens Bretons dont le but est de restaurer la vérité sur l'Histoire de Bretagne. Le fondateur du groupe est le Dr Louis Mellenec. Louis Melennec est Docteur en droit et en médecine, Diplômé d'études approfondies d'histoire, Diplômé d'études supérieures de droit public, de droit privé, de droit pénal, Ancien chargé de cours des facultés de droit et de médecine, Ex Consultant près le Médiateur de la République Française, Ancien élève de la Sorbonne et de l'Ecole des Chartes de Paris.




Sur cette illustration du dessinateur breton "An Tasmant", des soldats bretons et européens essayent de résister face à l'invasion militaire illégale française de la Bretagne. La Bretagne, pays pacifique avait de nombreux alliés qui envoyèrent des troupes afin d'aider la Bretagne face à la france, mais l'armée française était supérieure en nombre aux alliés bretons et européens.
L'invasion militaire  de la Bretagne par la France en 1488, une invasion illégitime et illégale !
 

Armand Charles Tuffin marquis de La Rouërie.

adsav | 31 octobre, 2007 15:11

« Bretons ! Vous devez recouvrer vos anciennes franchises et vos anciens droits, rempart de votre liberté »


Né à Fougères le 13 avril 1751, Armand Tuffin de La Rouërie est un héros de la guerre d'Indépendance américaine et organisateur de la Conjuration Bretonne. Il est un ardent défenseur des libertés bretonnes et devient ainsi un symbole pour les militants et patriotes bretons.
Dès son plus jeune âge il est destiné à embrasser la carrière militaire. Fin 1776 il embarque à Nantes pour rejoindre les Américains qui luttent pour leur indépendance.


Il est reçu par George Washington et devient le « Colonel Armand ». Il recrute des volontaires. La Légion Pulaski, du nom de son commandant, deviendra Armand's Partisan Corps après la mort de Pulaski en 1779.
La Rouërie se distingue très rapidement dans de nombreux combats. Après avoir participé avec ce corps de volontaires étrangers aux batailles de New York, Short Hills, Whitemarsh c'est la bataille de Yorktown qui met fin au conflit. A 32 ans, notre Breton, est fait Brigadier Général par A. Lincoln. Il rentre définitivement en France pendant l'été 1784 couvert de gloire. L'histoire de France se souvient beaucoup moins de lui que de Lafayette ! et pour cause.


En 1785 il épouse Louise Caroline Guérin, marquise de Saint Brice. En 1788, La Rouërie renonce à sa carrière militaire. Breton et fier de l'être il s'oppose à la suppression des derniers « privilèges » accordés à la Bretagne, ces privilèges étant tout simplement les libertés bretonnes, les droits naturels du peuple breton. Ces revendications bretonnes lui valent d'être enfermé à la Bastille le 15 juillet 1788.

1789, les révolutionnaires français abolissent les libertés de la Bretagne. La Rouërie devient anti-révolutionnaire et défenseur acharné des libertés bretonnes. C'est également l'assermentation obligatoire des prêtres qui le pousse à se radicaliser et à mener un combat exemplaire plutôt que de s'exiler comme nombre d'autres nobles. L'immense majorité des prêtres bretons refusent de prêter le serment requis par la loi française, les paysans bretons manifestent leur mécontentement puis c'est la levée en masse contraire au droit breton. Il devient donc impératif d'organiser la résistance et c'est immédiatement le marquis de La Rouërie, héros de l'indépendance américaine, membre de la première des députations bretonnes envoyées à Versailles, qui prend la tête de cette résistance bretonne.


Il fonde l'Association Bretonne. C'est la naissance de la Chouannerie, la Bretagne militaire.

Trahi, pourchassé, à bout de forces et malade, le marquis meurt d'une fluxion de poitrine au château de La Guyomarais le 30 janvier 1793. Il sera déterré et décapité après sa mort par les révolutionnaires fanatiques, mais le mouvement de la Chouannerie continuera encore longtemps contre l'oppression de la France républicaine, révolutionnaire et anti-bretonne.

A LA GLOIRE DE NOMINOË

adsav | 31 octobre, 2007 15:08

A LA GLOIRE DE NOMINOË



Il faut s'arrêter devant cette figure. Nos vieux saints du VI ème siècle avaient fondé le peuple breton du continent. Sans eux les émigrés venus de la Grande Bretagne ne seraient jamais parvenus à s'implanter solidement sur le sol armoricain. Mais ce peuple restait divisé, coupé en tronçons, en nombre de tribus et de principautés, qui allaient s'émiettant de plus en plus et devaient forcément avec le temps, se trouver absorbés par la grande monarchie carolingienne dont l'énorme envergure, la serre puissante, les pressait et les enveloppait de toute part.

De ce peuple sans cohésion, éparpillé, prêt à tomber en poussière, miné par l'unité de commandement et la création de la monarchie bretonne, fit un corps unique, un faisceau solidement lié, une Nation organisée avec un seul coeur et une seule tête, capable de combiner un effort puissant et unanime pour défendre, contre toute attaque, sa vie et sa liberté.

Les vieux saints avaient fondé le peuple breton : Nominoë l'a constitué en Nation, assurant ainsi pour de longs siècles son existence, son indépendance, la persistance et le développement de son génie et de son caractère national. Sans lui, sous les coups redoublés des Carolingiens, puis des Normands, la Bretagne continentale eut sombré, disparu aux IX et X ème siècles comme disparurent vers la même époque dans l'île de Bretagne les Bretons de Strat-Cluyd et du Cornwall.

Voilà l'immense service que Nominoë a rendu à la Bretagne, aux Bretons de tous les temps ; car si nous-mêmes aujourd'hui pouvons nous parer de ce nom, c'est à lui que nous le devons. Sans lui depuis bien longtemps il n'y aurait plus de Bretagne, ni de Bretons. Quand on regarde les moyens qu'il a mis en oeuvre, on ne sait ce qu'on doit le plus admirer, ou la longue et difficile mais très efficace préparation menée par lui avec une habileté et une patience sans pareilles, ou l'exécution rapide, résolue et foudroyante. Quinze ans de préparation (826 à 841), puis l?exécution enlevée en quatre campagnes (843, 844, 845, 850) ou pour mieux dire d'un seul coup dans la prestigieuse bataille de Ballon, où l'on voit Nominoë, après avoir refait à loisir la force de la Bretagne, la tenant toute entière dans sa main, la lancer d'un bras puissant comme une avalanche sur l'immense armée royale qui après deux jours de grande bataille est disloquée, massacrée, effondrée, anéantie. Désastre honteux, irréparable, pendant que le puissant roi franc s'enfuit comme un lièvre et n'osa plus de toute sa vie regarder en face Nominoë.

Ce qui est plus remarquable encore peut-être, c'est l'enchaînement logique des actes et des pensées, des desseins et des exploits de ce grand homme. On y reconnaît cette unité puissante et forte, caractère des génies de premier ordre. Ce qu'il a voulu dès l'abord, il l'a exécuté jusqu'à la fin, et de même il n'a rien exécuté qu'il n?ait voulu. Après Dieu le génie seul sait maîtriser à ce point les circonstances et plier ainsi les faits extérieurs à son vouloir. Il a voulu la Bretagne indépendante , il l'a faite indépendante. Il a voulu fonder sur une base solide et durable la royauté bretonne, il l'a fondée. Il a voulu fortifier d'abord et ensuite étendre les frontières de la Bretagne, de manière à écarter loin du coeur les coups des envahisseurs et à les repousser plus facilement, il y a réussi.

Et remarquons que cette triple oeuvre du Roi Nominoë a eu véritablement le privilège réservé aux créations des grands génies, la durée. La Bretagne aujourd'hui encore a (du moins elle avait en 89) les limites conquises par l'armée de Nominoë, l'indépendance de la Bretagne a duré et la royauté bretonne est demeurée sous le titre ducal jusqu'au jour où la Bretagne s'unit, sans y être absorbée, à la monarchie française, qui en échange de son indépendance abdiquée, respecta sa liberté jusqu'au bout*. La constitution ecclésiastique elle-même de nos diocèses, à part l'archevêché de Dol, est restée jusqu'à la révolution française ce que Nominoë l'avait faite.

Nominoë, Tad ar Vro, héros, grand homme, vainqueur de Ballon, grand chef de guerre, génie politique, créateur et fondateur de la Nation bretonne ... les militants bretons que nous sommes, toujours debouts, toujours en lutte pour la reconnaissance des droits et libertés de la Bretagne, te saluons.



Sources : Histoire de la Bretagne (tome II) Arthur de la Borderie.

*NDLR : Nous ne partageons pas cette analyse et avons toujours dénoncé l'imposture de cette « union » mensongère, réalisée dans la contrainte, dans le sang et la violence, qui a asservie la Bretagne, conquis notre peuple par la force et la ruse.

La Breizh Touch avec Adsav...

adsav | 20 octobre, 2007 19:00

Puisqu'on re-parle de la Breizh Touch, tout particulièrement avec les paroles de Jean-Luc Mélenchon qui a donc insulté les bretons et leur culture en dépassant tous les points godwin possible en assimilant les défenseurs de la culture bretonne au nazisme, ce qui nous rappelle un article d'un ancien blog breton, Les fascistes de la défense de l'identité bretonne.

Voici donc quelques photos sans prétention qu'un camarade d'Adsav de la kevrenn Enez Bro C'hall (Ille de France) vient de m'envoyer. Les militants locaux d'Adsav ont participé à cette Breizh Touch en tractant pour l'indépendance, et en collant des affiches et affichettes chocs sur la peine de mort pour la langue bretonne.

 

Breizh touch avec adsav

 

La France rétablit la peine de mort pour la langue bretonne 

 

Voilà, désolé je n'ai que quelques unes des photos prises ce jour là, mais comme il semble qu'Adsav n'avais pas parlé de la présence de militant d'Adsav lors de cet événement, je voulais au moins poster ces photos pour féliciter nos compagnons bretons expatriés qui ont travaillés pendant 3 jours du Zénith au jardin Tino Rossi en pasant par la Maison de la Bretagne ou encore les différentes salles de concert où se produisait des groupes bretons. 

Ronan Le Gall répond à Jean-Luc Mélenchon.

adsav | 07 octobre, 2007 00:09

Monsieur

Je découvre avec stupeur, sur votre site, les propos que vous tenez sur la Bretagne et les Bretons.…

Vous vitupérez contre un défilé de bagadoù, de danseurs bretons sur les champs élysées. Il y aurait selon vous, derrière tout cela une manipulation d'aventuriers douteux et bien entendu le spectre du nazisme.

Alors puisque vous parlez de nazisme, mettant en application le vieil adage « calomniez il restera toujours quelque chose » permettez-nous de remettre une bonne fois pour toutes les pendules à l'heure, concernant cette question touchant tant notre Bretagne que votre idéologie républicaine.

Vous n'êtes sans doute pas sans ignorer que le modèle politique d’Adolf Hitler a été la révolution française, aussi bien dans son essence que par son application. Le pharmacien Camer qui préconisait l'emploi des gaz toxiques pour exterminer les Vendéens et les fours crématoires où furent jetés femmes et enfants aux Lucs-sur-Boulogne lui ont certainement étés précieux pour son inspiration, tout comme le camp de Conlie où furent parqués et affamés les malheureux Bretons cent ans plus tard. Et Streicher, le procureur du Reich, de qui était-il le fils naturel sinon de Fouquier-Tinville et de Carrier ? Franchement, il faut avoir un certain culot pour se réclamer d'un système qui a engendré les pires régimes totalitaires du XXe siècle!
Vous n'êtes pas sans ignorer non plus que les "collabos" français venaient en majorité de votre famille politique. Déat, Doriot, Laval étaient-ils des patriotes bretons ? Non. C'étaient des socialistes français, comme les députés qui ont voté les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, comme vous!

Quant à la Bretagne et aux Bretons, ils n'ont rien à se reprocher, comme toute étude historique sérieuse le démontre très rapidement. L'amalgame entre le nationalisme breton et le nazisme relève du pur fantasme et de la désinformation honteuse. La poignée de Bretons - une trentaine au maximum- ayant combattu sous l'uniforme allemand, plus par esprit de révolte contre la France, d'ailleurs, que par engagement idéologique, fait-elle oublier les centaines qui eux ont rejoint la résistance ? Doit-on amalgamer le combat breton en faveur de la liberté et de l'identité avec une idéologie étrangère sous ce prétexte ? Dans ce cas, il nous serait logiquement permis, à nous, Bretons, d'amalgamer votre combat pour la francophonie et la république avec le nazisme en vous rappelant les 10 000 SS français de la division Charlemagne et le nombre aussi important si ce n'est plus de miliciens et nervis français de toutes sortes au regard du nombre de résistants !

Mais cela n’a rien d’étonnant de la part d’un triste personnage qui avoue s’être ressourcé à la fête de l’humma, chez les adorateurs de Staline, Pol pot, Hugo Chavez et autres terreurs en culotte rouge…

Alors Monsieur, si vous ne voulez pas être au mieux ridicule, au pire comparé à un révisionniste, il est encore temps pour vous de revoir votre jugement et de présenter vos excuses au peuple breton!

Ronan le gall à la tête de la délagation d'Adsav , pour soutenir les employés licensiés de Rosporden.Ronan LE GALL
Secrétaire national adjoint d’Adsav
Adsav, Strollad pobl vreizh

 

 

 

 

 

 

 

Sur la photo, Ronan le Gall,
le secrétaire national adjoint d'Adsav,
dirige la délégation d'Adsav pour
soutenir les employés bretons licensiés
de Rosporden.

 

Télégramme, il met la France en vente sur Internet

adsav | 21 septembre, 2007 15:20

La suite de la série, l'info est passée dans le quotidien breton "Le Télégramme", à la radio (RBO, RTL, Europe 2, Hti Ouest...).

Il met la France en vente sur Internet

400.050 €... C'est ce que valait, hier soir, la République française sur le site Internet de vente aux enchères eBay. Une vente proposée par un jeune Rospordinois, Boris Le Lay.
En début de semaine, la Belgique était la risée des internautes en étant proposée aux enchères sur le fameux site de vente en ligne eBay. Son auteur souhaitait ainsi, avec humour, pointer du doigt la crise politique qui secoue actuellement le royaume. Finalement, elle a été retirée après avoir tout de même atteint la cote de 10 M€.
Une bonne affaire ?
Depuis mercredi matin, c'est au tour de la France de faire l'objet d'une telle vente, dans la catégorie « Arts et antiquités ». « Occasion à saisir », « superbe appareil d'État à rénover », mais néanmoins un avertissement : « Une dette publique de 2.500 milliards d'euros est liée au présent contrat »... L'annonce ne manque pas de piquant. Son auteur : Boris Le Lay, un Rospordinois de 26 ans qui, au-delà du canular, entend revendiquer ici de manière originale son « nationalisme breton ». « L'affaire belge a beaucoup fait rire en France, constate-t-il. Pourtant, la France a bien plus de problèmes avec les questions régionales ou nationales que sa voisine. Je souhaitais donc remettre les pendules à l'heure ». Et de fait, dans son annonce, Boris Le Lay lance un second avertissement : « La République est montée en kit. Elle est composée de nations minoritaires muselées, dont nous ne garantissons pas la bonne tenue en cas de démontage fréquent ».
Moins chère que la Belgique ?
Reste que depuis sa mise à prix à 1 €, pas moins de 80 offres d'achat étaient enregistrées hier soir. Avec une enchère dépassant les 400.000 €. « Je reçois pas mal de commentaires amusants, constate le jeune militant. Certains veulent savoir si j'assure la livraison ». Si cette enchère reste valable pour encore quelques jours, peu de chances qu'elle arrive à son terme. Confrontés depuis longtemps aux annonces les plus farfelues, les responsables d'eBay invitent les utilisateurs du site à leur signaler les « infractions commerciales ». Avec au moins une règle de base : on ne peut vendre que ce qui nous appartient...
Olivier Desveaux
Le télégramme 21/09/07 (Pages Bretagne)

400.000€ pour acheter la république française sur Ebay.fr

adsav | 20 septembre, 2007 13:30

Avis aux amateurs, le prix de la république Française qui est à vendre sur Ebay est actuellement de 400 000€, alors qu'il était fixé initialement à 1€, les 80 enchères ont fait monter les prix assez vite.

Le 20 septembre à 13h30, il reste encore 5 jours et 11heures pour enchèrir sur cette très belle antiquité qui est en vente, à ce prix là Patrick Le Lay ne pourrait t'il pas se la procurer pour permettre enfin aux nations sans état étouffées par la république française d'être libérées.

Je vous invite de nouveau à aller consulter cette annonce, ce n'est surement pas la première fois que la république française est à vendre sur Ebay, mais cette fois ci l'annonce est particulièrement bien tournée, et vraiment très amusante.

 

Ne laissez plus passer votre chance, devenez à votre tour un bon jacobin protecteur de l'unicité et de l'indivisibilité de cette république construite artificiellement. Comme l'explique l'annonce, n'ayez aucune crainte pour les peuples colonisés (Bretons, Basques, Occitants, Corses...),un manuel vous sera fourni pour vous expliquer comment casser toutes les revendications délirante de respect des droits de l'homme de la part de ces empêcheur de jacobiner en paix.

 

http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&item=190154402396 

République française 2

La république Française est à vendre sur ebay

adsav | 19 septembre, 2007 17:56

L'info date d'aujourd'hui, donc beaucoup ne l'ont surement pas encore découvert, mais la République Française est en vente sur ebay.

Aujourd'hui, le 19 Septembre 2007 à 18h00, il y a déjà eu 51 enchères portant le montant de l'objet à 10050 euros. Si l'initiative fait sourire, la description est plus qu'hilarante, une description parfaite du système français, du centralisme au jacobinisme en passant par la banqueroute de l'état français.

République Française
 

http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&item=190154402396

Occasion à saisir.

Superbe appareil d'état à rénover. Situé au coeur de l'Europe de l'Ouest, cette magnifique machine remonte au 12ème siècle et possède un charme caractéristique qui puise aux traditions latines sa physionomie. Centralisé sur une ville reconnue pour sa beauté architecturale,Paris, la République Française dispose d'atouts indéniables dont une police qui fait l'admiration de tous les états autoritaires de la planète.

A cela s'ajoute un fantastique patrimoine artistique et immobilier: on notera entre autre le Louvres, la Tour Eiffel, et de nombreuses cathédrales. 5 millions de fonctionnaires s'activent à entretenir cette pièce unique. Attention cependant, la nonchalance d'une partie de ce personnel peut engendrer des problèmes comme des grèves intempestives ou des cortèges le long de la Seine (rivière située au coeur de Paris).

Un avertissement particulier doit être formulé: la République est montée en kit, elle est composée de nations minoritaires muselées dont nous ne garantissons pas la bonne tenue en cas de démontage fréquent: Bretagne, Corse, Alsace, Catalogne, Pays Basque, Savoie, Flandre. Une manuel technique est fourni avec le kit aux fins de faire tenir malgré tout l'ensemble avec une plus grande stabilité. Ce petit manuel du jacobinisme vous permettra grâce à la police et aux établissements pénitentiers fournis de détenir d'éventuels individus contestants votre droit à nier leurs qualité nationales et linguistiques. Le FISC, fourni gratuitement, vous permet également un harcèlement régulier auprès d'eux. Ce petit manuel vous expliquera également comment utiliser ces méthodes pour tous ceux qui voudraient contester votre légitime droit de propriété.

Toutefois, malgré les châteaux et autres collections rares, une dette publique de 2500 milliards d'euros est lié au présent contrat, relevant essentiellement du paiement des retraites de vos employés (fonction publique). Leurs privilèges sont compris dans ce montant, aussi, à moins de ne susciter quelques frictions désagréables avec votre personnel, nous vous conseillons d'honorer ce passif. Nous délivrerons une note exlicative à tout acheteur pour qu'il utilise les prélèvements obligatoires perçus sur les peuples de la République afin d'honorer cette dette.

Il s'agit donc d'une occasion à saisir unique ! Si jamais des vendeurs voulaient acheter en pièces détachées l'objet, nous signalons que l'on peut faire de la Bretagne, de la Corse et du pays basque des républiques spécifiques mais nous ne reconnaitrons aucune responsabilité suite à ce démembrement vis à vis des du personnel républicain très attaché au centralisme autoritaire.

Elegante et raffinée, la république française est une oeuvre qui souligne le goût pour l'antique de son détenteur et qui a fait l'admiration de grandes figures comme Lénine ou Hitler, ne la manquez donc pas !


 

War raok n°23 vient de sortir, la voix de la nation bretonne !

adsav | 08 septembre, 2007 15:31

War Raok est une magazine nationaliste breton trimestriel. Vous pouvez vous le procurez dans certaines librairies bretonnes, ou en le commadant sur internet au même tarif de 5€ (frais de port inclus) sur la boutique en ligne d'Adsav.


War raok numéro 23, la voix de la nation bretonne

L'éditorial de ce nouveau numéro, Un parti fort est-il plus fort quand il reste seul ?

Voilà peut-être une question cruciale pour l’avenir de notre nation, de notre peuple que nous souhaitons voir s’émanciper et s’affranchir de la tutelle coloniale. Le combat politique mené en Bretagne depuis des années accumule les échecs, affiche ses faiblesses et ne cesse de céder aux modes intellectuelles et aux courants de pensée. Il faut se débarrasser définitivement de ce travers d’esprit qui nous vient de l’étranger. Aujourd’hui encore, certains nous resservent la fameuse et miraculeuse formule de l’union. A l’heure actuelle, il ne peut y avoir d’union possible, cette union qui permettrait par-delà les divisions, les théories, de rassembler des forces que les différends idéologiques opposent, et d’œuvrer ainsi pour que vive notre Bretagne et que ne cesse ce combat à la tradition ininterrompue pour la liberté. Union avec qui ? Avec le néant ! Avec des « chapelles » qui se font et se défont ! Avec des irresponsables aux influences extérieures qui nuisent cruellement à la cause bretonne… Il est donc aujourd’hui utopique d’envisager une coordination d’actions, de fédérer ce qui ne peut être fédéré et de réunir en un seul parti national efficace, tirant sa force de cette unité, toutes les forces qui permettraient la conquête de véritables institutions bretonnes rendant au peuple breton ses pouvoirs d’état qui lui ont été ravis.

Il fallait donc absolument qu’en Bretagne un parti nouveau se manifestât dans le paresseux et stérile Emsav politique. Il est évident que ce parti ne pouvait espérer acquérir l’importance et la force nécessaires à ce long combat pour l’indépendance que s’il réussissait, dans un premier temps, à éveiller dans le cœur de ses militants et partisans la conviction que la vie politique ne se résume pas simplement à de simples formules électorales, mais qu’elle se trouve en présence d’une conception philosophique nouvelle. Des hommes courageux, considérant qu’on ne rend pas un peuple libre uniquement avec des prières, ont pris la décision de créer ce parti et ont su proclamer quelque part une vérité, préconiser des solutions et imposer des buts.

Prenant en considération que le peuple est loin d’exprimer des vœux précis, qu’il n’a que des idées d’ensemble mais sans pouvoir se rendre compte avec précision de l’essence même de son idéal et sans même être fixé sur la possibilité de le satisfaire, ces hommes ont repris à leur compte cette vieille devise : « La loi naturelle ne veut-elle pas que le plus fort soit désigné pour remplir la plus haute mission ? ».
Ambitieux nos hommes, certes, mais lucides quant à la situation actuelle du mouvement breton et l’attitude des formations politiques enclines à toutes les compromissions, voire à toutes les trahisons. Lucides également sur le rôle de l’Emsav enfermé dans l’étroitesse de ses programmes qui se résument le plus souvent à une banale recette pour l’issue des prochaines échéances électorales et qui ne regroupe plus autour de lui que les esprits petits et faibles avec qui l’on ne saurait mener une croisade. L’Emsav se trouve aujourd’hui irrémédiablement confiné dans sa pitoyable petitesse et n’a pas compris que la force d’un véritable parti politique breton ne réside pas obligatoirement dans l’intelligence et l’indépendance d’esprit de chacun de ses militants, mais bien plutôt dans l’esprit de discipline, de conviction à une cause juste qui doit triompher et à laquelle chaque militant doit se vouer tout entier. Un tel parti doit obligatoirement regrouper sous sa bannière les éléments les plus courageux et les plus actifs de son peuple, éléments obéissant aux commandements de ses dirigeants. Je vois déjà tous les bien-pensants hocher la tête ! Peu importe, quiconque souhaite sérieusement la victoire pour son peuple doit se pénétrer de l’idée que tout triomphe exige d’abord l’intervention d’un parti fort à la discipline rigide. Ceci est une notion fondamentale que nous ne devons jamais perdre de vue. Ce qui a gagné au communisme des millions d’hommes, ce ne sont pas tant les écrits des pères de l’église marxiste, mais bien cette « armée » de militants obéissant aveuglément à leurs dirigeants tandis que les partis conservateurs constituaient une masse indisciplinée incapable d’agir efficacement.
La dernière question que se posent encore les fondateurs de ce véritable parti nationaliste breton est la suivante : « Luttons-nous pour que le peuple breton soit heureux ou luttons-nous pour lui donner une destinée ? ». Vaste question.

Une chose est certaine, la victoire appartient à ceux qui luttent et qui agissent, et qui, même aux heures les plus sombres, refusent de se soumettre et de désespérer. De ce brasier et dans ses flammes ardentes, doit un jour se forger le glaive qui rendra au peuple breton et à la nation bretonne la vie nationale. Forger ce glaive, telle est la tâche des militants nationalistes bretons d’Adsav. A nous de permettre au forgeron de travailler en toute liberté et de recruter des compagnons d’armes.


Meriadeg de Keranflec’h.

Danse avec les dunes, le fest noz du peuple des dunes !

adsav | 30 août, 2007 13:31


 

Le peuple des dunes est un collectif contre le projet d'extraction de sable marin entre Quiberon et Gâvres par le groupe Lafarge. Ce collectif organis un fest noz de soutien le 8 septembre 2007 à 20h30 à Port-Louis.

 

Entrée 5€

 

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Concert de 18 à 20 heures
Jakez le Dran et Patricia le Ménach (uilean pipe, accordéon)
Quartet de Port-Louis (quartet de cornemuses)
Arvest (chant, guitare, piano)
Le bagad de port Louis (bagad Nozeganed Bro Porh-Loeiz)



Prise de paroles
le Peuple des dunes


Fest noz de 20h30 à 1 heure

Les frères Mahévas (bombarde, cornemuse)
La cabane su"l"chien (accordéons, violon, harmonica, flûte)
Nolùen le Buhé et Annie Ebrel (kan ha diskan)
Jean Marc Valy et G. Pistien (bombarde, biniou)
Les mauvaises langues (accordéons, flùte, guitare, bodhran, chant)
Julian Kergozien et Guénaël Dage (bombarde, biniou)
Obaya (bombarde, chant, violon, guitare)
Pierre Philippe et Méven Ihuel (bombarde, biniou)
Wipidoup (chant, saxo, accordéon, basse africaine)
Triorezed (chant)

 

 

Les YBB présents au défilé équestre de Dinard

adsav | 26 août, 2007 22:38

Des membres des YBB (Yaouankiz Broadelour Breizh) étaient présents lors du défilé équestre organisé par la ville de Dinard à l'occasion du festival d'ô Gallo.

L'édition 2007 de la manifestation d'ô Gallo avait lieu le 5 août, six groupes de plusieurs dizaines de participants ont participés au défilé équestre. Parmi ces différents groupes des membres des jeunesses nationalistes bretonnes pavoisaient avec leur étendard, l'aerouant ruz (le dragon rouge sur fond de croix noire).

 

 

 

Le drapeau tricolore à la poubelle, merci les militaires français.

adsav | 16 août, 2007 13:15

Je sais, je vais pompé à 100% un petit article diffusé sur un autre blog parlant d'Adsav. Il s'agit de gendarmes français en Bretagne qui ont menacé un brocanteur breton parce qu'il avait mis un drapeau breton en compagnie d'un drapeau français sur la façade de son magasin lors d'une brocante... Adsav, le parti du peuple breton contacte le brocanteur, et résultat, le drapeau français part à la poubelle, remplacé par les drapeaux historiques et modernes de la Bretagne. Laughing

 

Article soigneusement pompé de http://adsav.over-blog.com/ 

Petite actualité bien sympatique dans le trégor.

Le 1er août 2007, un brocanteur breton arborait comme tous les jours un drapeau breton (Gwenn ha Du) au dessus d'un drapeau français sur un mat. Ce jour là les gendarmes de compagnie de Lannion (brigade de Lézardrieux) sont passés, et dans un excés de zèle, ils ont menacés le brocanteur breton d'une procédure pénale pour avoir arbodé un drapeau breton avec le drapeau tricolore.

Les menaces des militaires français ont fait leur petit effet, et Adsav a contacté le brocanteur breton.

Aujourd'hui, le 15 août 2007, un très important vide grenier se déroule à l'intérieur et tout autour du magasin du brocanteur en question. Seulement cette fois ci, le drapeau breton n'est plus arboré en compagnie du drapeau français. Seuls trois drapeaux flottent à la vue de tous  désormais. Le Gwenn ha Du, la Kroaz Du (drapeau historique breton), et l'Aerouant Ruz (le drapeau des YBB, jeunesses nationalistes bretonnes).

Devoir de mémoire, Adsav à Quiberon et Auray pour la statue de Jorj Kadoudal !

adsav | 08 août, 2007 13:11

Dans la série de l'histoire niée et falsifiée par l'état français, on s'attaque aujourd'hui à un héros de la chouannerie bretonne. Georges Cadoudal (Jorj Kadoudal en breton) est un héros local du pays vannetais, un des chefs emblématiques de la chouannerie bretonne qui s'est opposé à la révolution française afin de conserver les droits du peuple breton concédés par le traité de 1532, des droits bafoués par les spectateurs de l'"Une et indivisible". Les chouan bretons menés par ses chefs locaux, Cadoudual, Pierre Guillemot, Jean Rohu, ont mené un intense combat face aux troupes de la république française, vaincus, ils ont été massacrés par les républicains français malgré les promesses de clémence. Ces troupes républicaines françaises étaient menées par le général Hoche; qui s'est illustré dans biens des barbaries pour imposer l'idéal républicain.

 

C'est pour cela que le parti du peuple breton, Adsav, était présent samedi 4 août à Quiberon, devant la statue du général Hoche, afin de dénnoncer la falsification de l'histoire bretonne par la France, les militants d'Adsav se sont ensuite rendu à Auray pour être reçu par la mairie afin de demander que la statue de Jorj Kadoudal, réalisée il y a maintenant trois ans, soit exposée en place publique.

 

 

 

Je reproduis ici le compte rendu de cette action d'Adsav mené par la Kevrenn Bro-Ereg (section du littoral du pays vannetais).

 

Samedi 4 Août 2007, les militants de la kevrenn Bro-Ereg, rejoints par les responsables du bureau politique d'ADSAV!, s'étaient donnés rendez-vous à Quiberon, au pied de la statue du général Hoche.

Erigée il y a presque un siècle (105 ans exactement) à la demande des pouvoirs publics français, elle se veut un hommage au combattant de la révolution.

Mais le général républicain trône aujourd'hui sans partage sur la place principale de Quiberon, face à la grande plage.

Car les morts du camp adverse n'ont, eux, après deux-cents ans toujours pas droit à une reconnaissance officielle!

Seules quelques initiatives privées permettent aux Bretons de se souvenir des souffrances endurées par leurs ancêtres au cours de cet épisode sanguinaire.

Il y a trois ans, une association d’Auray a fait réaliser une statue de Georges Cadoudal. L’effigie de bronze du général chouan devait prendre place dans le parc attenant au mausolée, le jour du bicentenaire de son exécution.

La mairie d’Auray s’étant formellement opposée à l’installation de la statue, cette dernière attend toujours un endroit qui puisse l’accueillir, à la grande colère et frustration des Bretons privés d’une partie de leur histoire.

C'est pour dénoncer ce scandale que les militants d'ADSAV!, le parti du peuple breton, étaient présents devant la statue du général Hoche. Après avoir déployé une banderole dénonçant les falsifications de notre histoire opérées par la république française, l'eil-pennrener d' ADSAV!, Frederig ar Bouder, a pris la parole devant les Quiberonnais et les touristes, d' abord surpris puis visiblement intéressés, pour expliquer les raisons de leur présence en ce lieu. Le discours terminé sur un vibrant « Bro Gozh Ma Zadoù », l'hymne national breton, les patriotes se sont répandus dans les rues de Quiberon pour distribuer un tract explicatif, ainsi qu’un autre sur l' indépendance de la Bretagne, tout en rappelant l' histoire locale fort peu connue. L'accueil fut excellent, même chez les touristes de passage. Les Bretons rencontrés se sont souvent montrés fort contents que des gens soient là pour honorer leur histoire.

En fin d'après-midi, les adsaverien ont migré vers Auray où la statue du héros et martyr national, Georges Cadoudal, attend toujours de prendre place.

Devant la mairie dirigée par monsieur Michel Le Scouarnec, communiste, les militants ont entamé le Bro Gozh tandis que les dirigeants d'ADSAV! prenaient contact avec les responsables municipaux. Enfin, ils sont allés à nouveau à la rencontre de la population , dans tout le centre ville d'Auray ainsi que dans le petit port de Saint-goustan où l 'accueil fut le même qu'à Quiberon. Aucun esprit grincheux adepte inconditionnel du tricolore n'a été rencontré!

Cette journée a donc été extrèmement gratifiante pour le combat en faveur de la vérité, du respect de nos morts , de la Bretagne. Plus de 1000 tracts ont été distribués. Les Bretons ont découvert des militants honnêtes décidés à faire respecter leur peuple et sa mémoire. Les liens qui se sont noués ne resteront pas sans lendemain, d'autant que cette action n'est pas une fin, mais un début. ADSAV! continuera à dénoncer le scandale de la « mémoire interdite », digne des pires régimes totalitaires, jusqu'à ce que justice soit rendue à notre Histoire!

Pour la Kevrenn Bro-Ereg
Gweltaz Jaffrelot, penn kevrennour 

 

 

 

 

Introduction à l'histoire de Bretagne

adsav | 04 août, 2007 17:06

Croix celtique

Retraçons l'Histoire de Bretagne

Pays historique et merveilleux, s'il en fut. Extrémité du monde antique, berceau de nos aïeux, sanctuaire de notre histoire, élément si solide et si dur que l'Océan lui-même n'a pu l'entamer.
Pays de quartz et de granit, couvert de rudes bruyères, de sombres ajoncs, de chênes éternels, sillonné de montagnes noires, de ravins sauvages, de torrents impétueux et puis semé de paysages qu'eut enchantés Virgile.
Lacs endormis dans les bois, lauriers roses en pleine terre, vallons embaumés, ruisseaux perdus sous les fleurs, et partout ce grand livre de monuments où le passé se lit en lettres de pierre.
Nous voulons raconter en détail et peindre en pied cette Bretagne qui, naguère insultée par les ignorants et les aveugles, passionne aujourd'hui tous les poètes et tous les savants, tous les artistes et tous les voyageurs.
Cette Bretagne qui parle après 3000 ans la langue maternelle des Celtes et semble rêver encore dans son lit de brouillard au lumineux berceau de l'Himalaya. Cette Bretagne dont César et Charlemagne seuls ont courbé la tête chevelue ; qui n'a payé que des tributs de fer (ferrea dona) aux empereurs maîtres du monde, aux Normands maîtres de l'Europe, aux Anglais maîtres de la France.
Cette Bretagne que la France elle-même n'a pas pu dompter qu'en baisant la main de sa dernière Duchesse, qui est restée en 1789 appuyée sur la croix et sur l'épée quand la Terreur avait tout abattu.

Et notre histoire ne se contentera pas d'exposer les Révolutions et les guerres de la Bretagne, les démêlés de ses rois et de ses ducs, les faits d'armes de ses barons et de ses chevaliers, toutes ces nobles choses y trouveront certes leur place. Mais borner là l'histoire, serait en faire un conte pour les enfants.
L'histoire d'une Nation doit embrasser tout ce qui compose cette nation. Nous embrassons donc la Nation bretonne de la tête aux pieds, si on peut s'exprimer ainsi, depuis ses origines reculées jusqu'à nos jours, dans les moeurs si curieuses de sa vie privée, comme dans les débats si glorieux de sa vie publique et dans les institutions si peu connues de sa vie civile.
Notre histoire fera marcher de front, suivant les cours des siècles, les faits, les idées, les hommes et le pays.

Notre portrait, enfin, représentera la grande figure de la Bretagne, non seulement avec son armorial chargé de vieux écussons, avec sa double couronne de menhirs et de tours crénelées, avec sa double ceinture de mers et de forêts bruyantes, avec ses tours de cathédrales qui montent au ciel..
Heureux si nous pouvions rappeler cet artiste romain qui peignait sa mère au seuil de l'autre vie et qui s'aperçut en achevant cette chère figure, qu'elle portait déjà le sceau de l'immortalité !
Notre patrie aussi touche à une vie nouvelle et non pas à la mort comme l'ont murmuré de cruels enfants. A défaut du génie qui rendrait son image impérissable, nous avons du moins la piété qui la rendra fidèle.

Marqui de La Rouerie

(Extrait de l'introduction à l'Histoire de Bretagne ancienne et moderne. Pitre Chevalier).

 
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